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- CHERRY HUGO SPRITZ, LE COCKTAIL DE L'ÉTÉ
Le Cherry Hugo Spritz, l'une des variations les plus fraîches du célèbre cocktail. La douceur de la cerise rencontre les notes florales de la fleur de sureau dans une boisson légère, pétillante et particulièrement désaltérante. Une recette parfaite pour les fins d'après-midi d'été, à servir bien glacée en terrasse, au bord de la piscine ou au jardin. Recette pour 4 verres Temps de préparation 5mn Ingrédients 16 cl de liqueur de fleur de sureau 48 cl de Prosecco 8 à 12 cerises fraîches Le jus d'un demi-citron Beaucoup de glaçons Préparation Déposez 2 à 3 cerises fraîches au fond de chacun des 4 verres. Remplissez les verres de glaçons. Versez 4 cl de liqueur de fleur de sureau dans chaque verre. Ajoutez 12 cl de Prosecco bien frais. Terminez par quelques gouttes de jus de citron. Mélangez délicatement et servez aussitôt. → Astuce Écrasez légèrement une ou deux cerises dans chaque verre avant d'ajouter les glaçons. Elles diffuseront délicatement leurs arômes et apporteront une touche fruitée plus marquée au cocktail. Utilisez un Prosecco bien frais pour préserver toute la finesse des bulles. Enfin, l'ajout d'un trait d'eau gazeuse permet d'alléger le mélange et de le rendre encore plus rafraîchissant, parfait pour les journées d'été. 🍒 Shaker à cocktail, Alessi Verre à cocktail de Murano, Soeur *L'abus d'alcool est dangereux pour la santé et doit être consommé avec modération.
- LA TROUSSE BEAUTÉ DE VALÉRIANE & HORTENSE, LES FONDATRICES DE MIAFIT
Hortense & Valériane Amies d’enfance, Valériane et Hortense ont fondé Miafit, une marque qui place le mouvement au cœur du quotidien. Avec leur Totem, objet signature de la marque, à la fois sculptural et équipement sportif, elles proposent une nouvelle approche du bien-être : plus intuitive, plus esthétique et parfaitement intégrée à l’univers de la maison. Pensé pour être exposé dans une chambre ou un salon, le Totem transforme l’environnement en source de motivation et invite à bouger naturellement, quelques minutes chaque jour. Cette attention portée à l’esthétique se retrouve dans leur manière d’aborder le bien-être. Soins, sport, récupération, adresses wellness, lieux où se ressourcer ou petits rituels du quotidien : les deux entrepreneuses nous ouvrent leur trousse et partagent ce qui contribue, jour après jour, à leur équilibre. INTERVIEW Bonjour Valériane, Hortense, pouvez-vous vous présenter en quelques mots ? Valériane_ "Nous sommes amies d’enfance. Après avoir grandi à Annecy, nos chemins se sont séparés le temps des études : Hortense a suivi une formation en architecture d’intérieur à Lyon, tandis que je suis partie à Lille étudier le marketing et le business. Nous nous sommes retrouvées à l’occasion d’un voyage en Australie après nos études, et c’est là qu’est née l’idée de notre première marque, Miasun. « Mia » est le surnom d’Hortense, dérivé de son deuxième prénom, Maria, tandis que « Sun » évoquait le soleil. À l’époque, notre ambition était de créer la première tente de plage élégante et portable. Cela fait aujourd’hui dix ans que nous sommes associées. Nous nous connaissons comme des sœurs. Nous avons eu nos enfants la même année et continuons à faire grandir cette aventure entrepreneuriale entourées de nos familles." Quels sont vos produits de beauté cultes — ceux qui ne quittent jamais votre salle de bain ? Valériane_ " J’ai la chance de n’avoir jamais eu de problème de peau et je change assez régulièrement de marque, au gré des conseils, des découvertes et des envies. En ce moment, j’utilise la crème de jour et la crème anti-UV d’AIME, dont j’apprécie particulièrement les textures et les formats. Pour le démaquillage et l’hydratation, je me tourne vers Talm ou Oden, et pour le contour des yeux, j’utilise les soins de Mimétique. Ma routine reste volontairement simple et rapide." Hortense_ " Contrairement à Valériane, j’ai une peau très sensible, sujette à l’acné hormonale et aux allergies. Je dois donc être particulièrement attentive aux produits que j’utilise. Mon grand coup de cœur du moment est Mimétique, aussi bien pour les soins que pour la protection solaire. J’ai rencontré sa fondatrice, Fabienne, il y a deux ans et j’apprécie l’ensemble de la gamme. J’utilise également le masque LED de Nooance Paris trois fois par semaine." À quoi ressemble votre routine skincare quotidienne ? Valériane_ " Je commence et termine chaque journée par un auto-massage du visage avec mes huiles, à la fois pour nettoyer ma peau et pour m’offrir un moment de détente. Je suis régulièrement les tutoriels d’Oh My Cream ou ceux de Happy Face by Julie. La routine est assez simple et rapide, mais c’est un petit rituel que j’aime préserver au quotidien." Hortense_ " Ma routine est assez simple et efficace : un double nettoyage, un sérum et une crème anti-UV. Depuis ma première grossesse, il y a trois ans, un mélasma s’est installé et m’oblige à être particulièrement vigilante au soleil. La protection solaire est donc devenue un réflexe quotidien, indispensable tout au long de l’année." Y a-t-il un geste ou une habitude beauté que vous tenez d’une femme de votre famille ? Valériane_ " Je termine chaque douche par un jet d’eau froide sur les jambes. Plus largement, je crois beaucoup à l’idée que la simplicité va de pair avec l’efficacité. Inutile d’en faire trop : c’est une approche que je tiens de ma maman et qui guide encore aujourd’hui ma routine beauté." Vous avez imaginé un magnifique Totem dédié au mouvement et au bien-être à la maison. Quels sont vos conseils pour créer une routine sport à la maison qui soit durable et agréable ? Valériane_ " Nous avons imaginé Miafit comme un véritable objet de décoration, un totem sculptural pensé pour trouver sa place dans une chambre ou un salon. Lorsqu’il est installé dans ma chambre, c’est la première chose que je vois en me réveillant. Sa simple présence me donne envie de commencer ma séance avant même la douche ou le petit-déjeuner. " Hortense_ " Nous avons également développé un studio digital, qui joue un rôle essentiel dans la motivation. L’idée est de proposer chaque semaine de nouveaux contenus et des séances variées pour éviter la routine. Nous aimons aussi découvrir de nouvelles coachs et partager leurs univers avec notre communauté, à la fois sur la plateforme et à travers nos réseaux sociaux. " Et vous, quelles disciplines sportives pratiquez-vous ? Valériane_ " Comme pour les crèmes qui remplissent ma salle de bain, j’aime varier les plaisirs. J’ai longtemps couru, beaucoup nagé et pratiqué le tennis, mais aujourd’hui, c’est le Pilates qui occupe la plus grande place dans ma routine. J’apprécie particulièrement sa simplicité : dix à quinze minutes par jour suffisent pour me faire du bien, sans contrainte d’organisation ni perte de temps. " Hortense_ " Pilates, yoga, circuit training, natation ou encore tennis rythment mes semaines. J’aime sincèrement alterner les disciplines et varier les plaisirs selon mes envies. Au quotidien, j’essaie également de marcher le plus possible dans Paris : une façon simple d’intégrer davantage de mouvement à mes journées, sans même y penser. " Quelles sont vos dernières découvertes wellness ? Valériane_ " Nous faisons régulièrement de nouvelles découvertes autour du bien-être. Récemment, j’ai eu un véritable coup de cœur pour la méditation guidée, mais aussi pour les sound baths, ces bains sonores particulièrement propices à la détente. J’apprécie également beaucoup les exercices de respiration en cohérence cardiaque, que je trouve simples à intégrer au quotidien et très efficaces pour retrouver son calme. " Hortense_ " J’ai récemment découvert la contrast therapy chez Sant Roch Studio. Mon amie Chloé y a imaginé un lieu consacré à l’alternance entre bain froid et sauna, dans un cadre particulièrement soigné. C’est une pratique que j’aimerais intégrer chaque semaine à ma routine, autant pour ses effets détoxifiants que pour la récupération avant et après le sport. " Quelles sont vos adresses wellness favorites, en France ou ailleurs ? Valériane_ " À Paris, j’aime particulièrement Reformation, un studio qui mêle Pilates, yoga et entraînement fonctionnel dans un cadre très inspirant. À Bruxelles, j’apprécie particulièrement MIX, bien plus qu’une simple salle de sport : ce vaste lieu dédié au bien-être réunit fitness, spa, piscine, espaces de récupération et offre une véritable approche holistique du wellness. Pour le yoga, j’ai longtemps été une fidèle de Villa Yoga à Lille, une adresse pionnière qui a contribué à faire découvrir la pratique à toute une génération de passionnés. À l’étranger, j’ai très envie de découvrir Miami, qui s’impose aujourd’hui comme l’un des nouveaux épicentres mondiaux du wellness et de la longévité, avec une offre particulièrement innovante autour de la récupération, de la performance et de la santé préventive. " Hortense_ " À Paris, je suis une adepte de Lagree, une méthode particulièrement efficace qui combine renforcement musculaire, endurance et travail en profondeur sur des machines spécifiques. À Londres, je retrouve chez The Method une approche exigeante du mouvement, mêlant entraînement fonctionnel, Pilates et mobilité dans un cadre très inspirant. À New York, Remedy Place incarne selon moi le wellness nouvelle génération : un lieu entièrement pensé autour de la récupération, des bains de contraste, des soins et de la performance physique, avec une vision globale du bien-être. " Où et/ou comment aimez-vous vous ressourcer ? Valériane_ " Je me ressource avant tout dans les régions dont sont originaires ma famille et celle de mon mari : la Drôme et la Bretagne. La nature y occupe une place essentielle et constitue pour moi une véritable source d’apaisement, d’équilibre et de plaisir. J’aime l’idée que chaque week-end puisse devenir une occasion de s’évader, et j’attends toujours le mois d’août avec impatience pour profiter pleinement de ces parenthèses. Au quotidien, mon tapis Miafit est aussi une façon simple de me recentrer et de m’accorder un moment pour moi. " Hortense_ " Annecy reste avant tout mes racines, mon véritable « home sweet home ». C’est un endroit où je me sens instantanément bien dès que j’y retourne. Plus récemment, j’ai découvert une finca nichée dans le nord d’Ibiza, un lieu pensé autour de la déconnexion, du bien-être et du ralentissement. J’y ai trouvé une atmosphère particulièrement ressourçante et je rêve déjà d’y revenir avec mes amis et ma famille." Enfin, selon vous, quel est le rituel mouvement incontournable pour se sentir bien au quotidien ? Valériane_ " Mon rituel incontournable est finalement très simple : être bien coiffée — grâce à La Bonne Brosse, bien sûr —, bien hydratée et avoir suffisamment dormi. Ce sont ces petits fondamentaux qui me permettent de me sentir bien et pleine d’énergie au quotidien. " Hortense_ " J’aime prendre quelques minutes pour m’étirer dès le réveil et ressentir chaque partie de mon corps avec gratitude. Je me sens souvent chanceuse de me lever chaque matin sans douleur, avec un corps en pleine capacité de mouvement. Je suis très matinale et c’est le moment de la journée où mon énergie est la plus forte. Ce temps de connexion avec mon corps donne le ton pour le reste de la journée." BODY CHEZ MIAFIT ↳ miafit I Instagram @miagoods crédits photos © miafit
- LA COLLECTION OUTDOOR DE DEDAR QUI NOUS FAIT VIBRER
collection outdoor rococco Avec Enjoyable Indoors, Enjoyable Outdoors, Dedar signe une collection qui accompagne l'évolution de nos modes de vie. Jardins, terrasses, patios et bords de piscine ne sont plus de simples espaces extérieurs, mais de véritables prolongements de la maison, à aménager avec le même sens du détail et de l'esthétique. Velours outdoor Libertino - coloris 014 La maison italienne décline ainsi une série de tissus aux couleurs vibrantes, aux rayures graphiques et aux textures sophistiquées qui apportent relief et personnalité aux espaces de vie en plein air. Pensées pour résister au soleil, à l'humidité et à un usage intensif, ces étoffes techniques séduisent autant par leurs performances que par leur caractère décoratif. Mais ce qui distingue réellement cette collection, c'est sa polyvalence. Conçus pour l'extérieur, les tissus trouvent tout naturellement leur place à l'intérieur, participant à effacer les frontières entre les deux univers. Une approche contemporaine de l'habitat où confort, fonctionnalité et expression créative se rencontrent. Amaral - Panama Outdoor Strange Loves - coloris 004 Fondée près de Milan en 1976, Dedar est aujourd'hui l'une des maisons textiles les plus influentes de la scène internationale. Réputée pour son travail de la couleur, son goût pour l'innovation son exigence de qualité et une direction artistique remarquable, elle développe des collections qui séduisent aussi bien les particuliers que les plus grands architectes d'intérieur. ↳ dedar
- Sélection : LES MAILLOTS DE BAIN QUE L'ON VEUT PORTER CET ÉTÉ
Plus qu’un simple indispensable de vacances, le maillot de bain structure la silhouette et raconte une certaine idée de l’été, des piscines provençales aux criques méditerranéennes, des bords de lac aux escapades à la campagne. Cette saison, une même nostalgie traverse les collections : celle des élégances balnéaires d’hier, réinterprétées avec un regard contemporain. Des silhouettes glamour des années 1930 aux lignes minimalistes des années 1990, les références rétro inspirent un vestiaire de plage à la fois intemporel et actuel. Dans cette sélection, les influences se croisent et les décennies dialoguent. Loin du simple effet vintage, ces maillots réinterprètent des codes familiers pour composer des silhouettes contemporaines, élégantes et affirmées. ROUGE On aime ce deux-pièces Vanessa Sposi pour son minimalisme assumé et son élégance néo-90s. Sa culotte taille haute et son haut triangle composent une silhouette épurée, féminine et intemporelle. Quant à son rouge profond, on l'imagine parfaitement dans les Cyclades, se détachant sur le blanc éclatant des maisons et des ruelles baignées de soleil. Une pièce graphique et sophistiquée, pensée pour celles qui préfèrent la simplicité aux effets de mode. BRODERIE On aime le maillot une pièce Babette de Sea NY pour son élégance new-yorkaise et son allure résolument mode. Son noir profond, rehaussé de détails en broderie anglaise, lui apporte une sophistication discrète qui dépasse largement le simple maillot de bain. On l'imagine aussi bien pour une escapade dans les Catskills que pour un week-end à l'Upper East Side, avec cette esthétique raffinée et un brin intellectuelle propre à Sea NY. Une pièce chic, contemporaine et terriblement désirable. POIS Coup de cœur pour ce deux-pièces à l'allure résolument années 1940-1950. Sa culotte taille haute, particulièrement tendance, et son soutien-gorge froncé dessinent une silhouette féminine et élégante inspirée des icônes balnéaires de l'époque. L'imprimé chocolat à pois blancs accentue ce charme vintage, tandis que ses lignes épurées lui conservent une modernité bienvenue. Un maillot au style intemporel, chic et plein de caractère. TOURNESOL On se laisse séduire par ce maillot Balzac Paris, disponible en une pièce ou en deux pièces, pour son imprimé Tournesols imaginé avec Liberty. Solaire et délicieusement rétro, il évoque les étés en Provence, les jardins baignés de lumière et les après-midis au bord d'une piscine. Une pièce pleine de fraîcheur et de charme que l'on glisse volontiers dans sa valise d'été. FLEURS On a repéré le maillot deux pièces Alix de Roseanna pour son imprimé fleuri vibrant et son haut noué dans le dos qui évoque immédiatement l'esprit des années 1960-1970. Une silhouette solaire qui rappelle les rivages méditerranéens, les vacances en liberté et l'insouciance colorée de cette époque. Rétro juste ce qu'il faut, avec la touche contemporaine qui fait toute la signature de Roseanna. COEUR On aime ce maillot une pièce Baserange pour son allure minimaliste et résolument contemporaine. Son coloris Morocco Brown met en valeur la simplicité de sa ligne, tandis que le petit cœur ajouré au centre apporte une touche graphique discrète et singulière. Confectionné en polyamide recyclé, il incarne parfaitement l'esthétique de la marque : un design épuré, pointu et immédiatement reconnaissable. MARIN Une silhouette qui séduit par son charme rétro parfaitement dosé. Avec ses rayures intemporelles et ses deux petits nœuds froncés sur les côtés, ce maillot une pièce dessine une allure féminine et élégante qui évoque les stations balnéaires de la côte normande ou basque d'autrefois. Une pièce raffinée, à la fois nostalgique et actuelle, qui traverse les saisons sans prendre une ride. maillot de couverture © vanessa sposi
- Expo : LA CAMPAGNE DE MADELEINE DE SINÉTY S'EXPOSE AU JEU DE PAUME
Madeleine de Sinéty,Poilley, 1974 © Succession Madeleine de Sinéty Le Jeu de Paume consacre une grande rétrospective à Madeleine de Sinéty (1934-2011), figure discrète mais fascinante de la photographie documentaire française. Avec Une vie, l’institution met en lumière une œuvre profondément humaine qui nous séduit particulièrement. À travers plus de quarante années de travail, la photographe saisit avec une rare sensibilité les territoires, les communautés rurales et les gestes du quotidien, composant le portrait vibrant d’un monde en pleine transformation. Madeleine de Sinéty,Guingamp–Paimpol, 1971 © Succession Madeleine de Sinéty Du 12 juin au 27 septembre 2026, le Jeu de Paume consacre une grande rétrospective à Madeleine de Sinéty (1934-2011). À travers plus de quarante années de photographie entre la France et les États-Unis, l’exposition révèle le regard sensible de cette figure discrète mais essentielle du documentaire français. Le parcours met notamment en lumière son travail réalisé dans les années 1970 à Poilley, en Bretagne, où elle documente pendant près de vingt ans la vie quotidienne d’un village rural. Récoltes, fêtes locales, scènes familiales ou moments de travail composent un témoignage rare sur une France en pleine mutation. Loin de toute vision idéalisée, Madeleine de Sinéty capture avec justesse les liens humains, les gestes ordinaires et les paysages sociaux qui façonnent une époque. Madeleine de Sinéty,Bas Morand, 1974 © Succession Madeleine de Sinéty À travers plusieurs séries emblématiques et des images rarement montrées, l’exposition révèle une œuvre profondément humaine qui résonne aujourd’hui avec le regain d’intérêt pour les territoires, les savoir-faire et les modes de vie ruraux. Madeleine de Sinéty,Poilley, vers 1974 © Succession Madeleine de Sinéty Informations pratiques Madeleine de Sinéty, Une Vie 12 juin - 27 septembre 2026 Jeu de Paume 1 place de la Concorde - Jardin des Tuileries Paris 1er ↳ jeudepaume
- LOUISE, AU FIL DU LARGE
Moitié du duo Studio de Lostanges, Louise Tresvaux du Fraval vit aujourd'hui à Bréhec, petit village des Côtes-d’Armor tourné vers la mer. Dans ce paysage ouvert et battu par les éléments, elle compose un quotidien où vie personnelle et travail avancent au même rythme. Entre lumière changeante, temporalité maritime et ancrage territorial, elle revient sur son parcours et cette nouvelle vie néorurale qui nourrit aujourd’hui sa pratique créative. Interview Louise, peux-tu te présenter et nous raconter ton parcours avant la création du Studio de Lostanges ? " Je suis née à Lyon, dans une fratrie de quatre enfants. J’ai fait toute ma scolarité dans des écoles Steiner, d’abord à Lyon puis à Avignon pour le lycée. Cette pédagogie a profondément marqué mon parcours, notamment par la place accordée aux pratiques artisanales et aux ateliers créatifs. Tous les après-midis, on travaillait la matière : le bois, le feutre, le textile… Très tôt, j’ai développé un lien très concret avec le geste et la fabrication. Ensuite, j’ai travaillé pour Styl costumier, un atelier de location et fabrication datant de 1820 derrière l’Opéra de Lyon. C’est là que j’ai découvert l’univers du costume de scène et des savoir-faire liés au textile. À cette époque, je n’avais pourtant aucune formation technique en couture. À 21 ans, j’ai choisi de partir en Allemagne pour me former au métier de tailleur. Issue d’une famille maternelle allemande, je maîtrisais déjà la langue. J’y ai suivi une formation en alternance où je travaillais dans une entreprise de location de costumes pour le cinéma et le théâtre, une expérience qui a renforcé mon intérêt pour l’histoire du costume et la manière dont les vêtements traversent les époques, portent une mémoire et racontent une culture. J’ai ensuite intégré la HAW de Hambourg, université spécialisée en design textile, mode et costume, où j’ai obtenu un Bachelor puis un Master avec une spécialisation Costume. " Dans ton enfance, avais-tu déjà un rapport particulier à la couture ? " Oui, complètement. Ma mère et ma grand-mère fabriquaient énormément de choses elles-mêmes. Elles réalisaient nos vêtements de A à Z : tricot, couture, tout passait par leurs mains. Pendant les vacances en Allemagne, la couture faisait partie du quotidien. On passait nos étés autour des tissus, des patrons, des machines. C’était quelque chose de très naturel dans notre environnement familial, presque une évidence. Même les cadeaux que nous recevions étaient liés à cet univers : de vieux ciseaux de couture, des outils, des accessoires. Il y avait une vraie transmission du geste et une attention forte portée aux savoir-faire artisanaux. " Comment est né le projet Studio de Lostanges ? " À la fin de mes études à Hambourg, ma sœur étudiait aux Arts décoratifs de Paris. À ce moment-là, l’idée de départ était très simple : créer des vêtements pour nous-mêmes. Rien n’était pensé comme une marque, encore moins comme une entreprise. Tout est parti d’un premier prototype que nous avons réalisé ensemble. Une amie, qui travaillait dans une boutique, a découvert ces pièces et nous a demandé si elles pouvaient être proposées en magasin. C’est à ce moment-là que quelque chose a basculé. Nous avons ensuite commencé à partager nos créations sur Instagram, sans véritable stratégie. Très rapidement, des boutiques japonaises nous ont contactées pour distribuer les pièces et acheter des collections. Le projet a alors pris une ampleur inattendue, né d’une démarche initialement très personnelle. Dans la continuité, nous avons développé des pièces autour d’un vestiaire en séries très limitées, car nous ne voulions pas constituer de stock. C’était un choix fondamental dès le départ. La question de la matière s’est imposée très vite. Nous travaillons uniquement à partir de matières existantes, de tissus chinés. Rien n’est produit pour nous. Les textiles sont neufs dans le sens où ils n’ont jamais été utilisés, mais il s’agit de stocks déjà existants, que nous ne faisons jamais fabriquer. Nous allons même jusqu’à sourcer nos cuirs dans des stocks dormants. L’idée est de composer avec l’existant, de partir de ce qui est déjà là plutôt que de relancer de la production. " Une pièce forte de vos collections est celle des sabots traditionnels réinterprétés. Peux-tu nous en parler ? On imagine difficilement les porter au quotidien… " Oui, les sabots sont avant tout des objets que nous collectionnons depuis longtemps. Ce ne sont pas forcément des pièces pensées pour être portées dans la vie de tous les jours. Ils s’inscrivent plutôt dans une logique de création et de collection. Une manière d’explorer une forme traditionnelle, de la réinterpréter, sans nécessairement la ramener à un usage fonctionnel immédiat." Comment s’est faite la transition de Hambourg à Bréhec en Bretagne ? " Après dix années passées à Hambourg, la transition vers la Bretagne s’est dessinée portée par un événement familial : le décès de ma grand-mère en 2019 et la mise en vente de l’appartement familial à Bréhec. Pour éviter sa cession, une organisation collective s’est mise en place afin de conserver le bien au sein de la famille. L’envie de quitter les grandes villes était déjà présente. Avec le temps, le besoin d’espace, de nature, de jardinage, de fleurs et de contact direct avec la terre est devenu central. Le lieu, situé à environ 2h30 de TGV de Paris, rendait aussi l’idée d’un ancrage en Bretagne concrètement envisageable. Peu à peu, ce cadre s’est imposé comme une alternative crédible à la vie urbaine. Le confinement a joué un rôle d’accélérateur. Dans ce contexte, elle répondait à mes besoins et a ouvert un autre rythme de vie, plus ancré, avec l’horizon en ligne de fond. " Quels sont les avantages de ta vie nouvelle vie rurale ? " Le premier élément qui ressort, c’est le rapport au temps. Le temps de l’horloge, la durée. Même si les journées restent très remplies, tout semble plus lent. Le rythme global est différent, beaucoup plus apaisé. Vivre face à la mer renforce encore cette sensation : la nature impose son propre tempo, entre marées, lumière et variations du paysage. Le quotidien est aussi moins frénétique. Il y a plus de calme, moins d’urgence permanente, y compris dans les gestes les plus simples, comme faire la queue chez les petits commerçants. Certains repères structurent la semaine, comme le marché du mercredi, devenu un passage incontournable. Au fond, l’un des changements majeurs tient à cette sensation de sortie de course : moins de pression, plus de disponibilité. Autre dimension importante : le tissu social. Une grande partie de l’entourage est composée de personnes ayant, elles aussi, quitté les grandes villes pour s’installer dans la région. Cela crée une forme de communauté choisie, active, qui évite toute sensation d’isolement. " Y-a-t-il des inconvénients ? " Le manque culturel, souvent évoqué, ne constitue pas vraiment un frein. Les allers-retours réguliers à Paris permettent de maintenir un accès dense à la vie culturelle, aux expositions, aux événements. Et sur place, la Bretagne offre aussi ses propres propositions, notamment des musées et une scène locale active. Sur la question de la santé, l’enjeu existe comme ailleurs en France, notamment autour de l’accès aux médecins. Mais ce n’est pas un sujet particulièrement bloquant au quotidien, notamment avec un intérêt personnel pour les médecines alternatives. Au final, le principal inconvénient identifié reste très concret : la dépendance à la voiture. Ici, elle devient indispensable pour la plupart des déplacements. Les transports en commun étant limités et de moins en moins fréquents, chaque activité ou déplacement implique de prendre la route. " Quelles sont tes sources d’inspiration en général ? " Les sources d’inspiration sont d’abord très quotidiennes et sensibles : les fleurs, les nuages. Des éléments simples, presque évidents, mais qui reviennent constamment dans le regard et dans les formes. Il y a aussi un intérêt marqué pour les intérieurs des années 60. Le lieu de vie lui-même s’inscrit dans cette continuité, avec un immeuble des années 50 et du mobilier de cette époque et des décennies suivantes, qui composent un univers cohérent. Le Japon a également joué un rôle important, récemment, avec un double niveau de lecture : le Japon traditionnel, mais aussi des intérieurs contemporains où les volumes sont particulièrement maîtrisés, pensés avec une grande justesse. Enfin, le confort scandinave fait partie des références fortes, notamment dans la manière d’aborder l’espace et les usages. Face à cela, le patrimoine breton, plus brut et plus rugueux, crée un contraste. C’est aussi ce qui a conduit au développement, en parallèle du studio, d’une ligne d’objets plus doux : des coussins, des pièces textiles pensées pour apporter de la douceur dans un environnement domestique traditionnel plus austère. " Quels sont les comptes Instagram qui t’inspirent ? " Il y a notamment le compte fou de Maryam Keyhani, que j’aime beaucoup. Elle assume pleinement une forme de fantaisie, presque de jeu permanent dans sa manière de vivre. Elle est très créative, et sa garde-robe est composée de pièces très théâtrales, proches du costume, qu’elle porte pourtant dans des situations très quotidiennes, comme aller chercher ses enfants ou se déplacer dans Paris. Il y a quelque chose de très libre et assumé dans cette manière d’habiter le vêtement. Il y a aussi le compte personnel de Sissy Pohle de Otto Fus Berlin. C’est un couple d’antiquaires que j’aime beaucoup suivre, pour la qualité des pièces qu’ils proposent et leur regard très juste sur les objets et le mobilier. " Quelles sont tes adresses coup de coeur à Bréhec, à conseiller aux lectrices et lecteurs de Mastic ? " Tout d’abord, il y a une exposition d’Henri Rivière : une dizaine de tableaux installés sur le GR34, le sentier des douaniers. À l’origine, c’était une exposition provisoire, mais l’idée est qu’elle devienne permanente, avec l’installation durable des œuvres sur le parcours. Ensuite, l’incontournable reste l’île de Bréhat. Une sorte de “maison de poupées” à ciel ouvert. L’endroit est perçu comme une forme de perfection : les jardins en fleurs, l’harmonie générale du lieu. Même si la vie à l’année sur une île isolée peut être complexe, l’esthétique et l’atmosphère sont très marquantes. J'aime aussi la brocante de Jacques - À Dans Dix ans - installée à Quitin qui propose un choix de vêtements et de mobilier régional. Enfin, il y a la galerie itinérante du peintre Maxime Lancien, qui participait au salon du Dessin à Saint Briac. " ↳ studiodelostanges I @louisetresvauxdufraval crédits photos © louise tresvaux du fraval
- LA TENDANCE DU MOBILIER RÉGIONAL DANS LA DÉCORATION
Étagère de potier © martin lours Après l’esthétique industrielle et le brutalisme, le mobilier artisanal régional semble trouver sa place dans l’univers de la décoration. Plus ancré et plus singulier, il séduit par ses matériaux, ses proportions et son lien au territoire. À l’occasion de son exposition Mobilier, objets et costumes régionaux — artisanat populaire français du 10 au 24 juin 2026 à Paris, l'antiquaire Martin Lours met en lumière ce patrimoine décoratif français qui suscite aujourd’hui un nouvel intérêt dans les intérieurs contemporains. Travail populaire alpin - Chaise tripode en pin massif et corde tressée - Début XXème siècle © martin lours Il y a dans le mobilier régional français quelque chose que la décoration contemporaine redécouvre avec un regard neuf : une sophistication née de l’usage, du terroir et du geste. Bien avant que l’on parle de design local, de matières durables ou d’artisanat d’auteur, les campagnes françaises produisaient un mobilier d’une justesse remarquable : pensé pour durer, façonné à partir des ressources immédiates, personnalisées et profondément ancré dans un territoire. Une armoire normande ne raconte pas la même histoire qu’un buffet deux-corps du Sud-Ouest. Un coffre savoyard n’a ni la même silhouette ni la même densité qu’une bonnetière bretonne. Chaque pièce révèle une géographie, un climat, un rapport au bois et à l’habitat. Le chêne massif des provinces de l’Ouest impose ses volumes. Le noyer du Dauphiné dessine des lignes plus souples. Le pin des régions de montagne se couvre parfois de polychromies ou de décors naïfs devenus aujourd’hui particulièrement recherchés. Longtemps relégué au rang d’ameublement “rustique”, le mobilier régional revient au premier plan avec une lecture plus exigeante. Les antiquaires le savent : la valeur de ces pièces réside autant dans leur construction que dans leur présence. Une traverse sculptée, la patine d’une porte, un ferrage forgé à la main ou la sobriété d’une façade assemblée sans effet décoratif inutile racontent une culture matérielle française d’une grande finesse. Dans les intérieurs d’aujourd’hui, ce mobilier trouve une place évidente. Il apporte de la profondeur à des architectures contemporaines, crée un dialogue avec des matériaux minéraux, et introduit cette densité visuelle que recherchent désormais les amateurs de décoration plus incarnée. Une grande table de ferme du Bourbonnais dans une cuisine minimaliste. Une commode provençale dans un salon aux murs blancs. Un banc paysan dans une entrée graphique. Table/Console de travaille en bois massif - Massif Central, Circa 1930 © martin lours Le bon équilibre se trouve souvent dans un mélange harmonieux entre des pièces de design du XXe siècle, du mobilier contemporain et une touche d’art populaire régional. Une composition qui ancre un intérieur tout en lui donnant du relief. Comme une manière de marquer son époque sans effacer les précédentes ; d’exprimer un goût, une culture décorative et parfois même de révéler ses origines. Le mobilier régional n’est plus une simple citation patrimoniale : il devient une véritable pièce de composition. À l’occasion de l’exposition de Martin Lours, Mobilier, objets et costumes régionaux — artisanat populaire français, présentée du 10 au 24 juin à Paris, ce regard retrouve toute sa pertinence. À travers une sélection attentive de pièces, d’objets et de costumes vernaculaires, l’antiquaire installé à Clermont-Ferrand revient sur ce patrimoine quotidien qui a façonné les intérieurs français pendant des siècles. Le mobilier régional y apparaît dans toute sa richesse : non comme un décor figé, mais comme un langage domestique, précis, fonctionnel et profondément élégant. Une manière de rappeler que l’art de vivre français s’est aussi construit loin des studios de design et des intérieurs urbains, mais dans les ateliers d’ébénistes locaux, les maisons de village et les gestes d’artisans qui savaient faire dialoguer nécessité et beauté. Martin Lours exporte une grande partie de ses pièces vers les États-Unis et le Japon, où collectionneurs et amateurs de décoration ont depuis longtemps saisi l’intérêt de ce mobilier français. Ils y voient ce qui fait toute sa singularité : des pièces uniques, profondément ancrées dans un territoire, avec une qualité artisanale et une présence décorative que peu de productions standardisées peuvent égaler. Aujourd’hui, alors que la décoration se tourne vers les pièces durables, les matières sincères et les objets qui ont une provenance, ce mobilier retrouve une actualité évidente. Le régional n’est plus nostalgique : il redevient une référence. POP UP Du 10 au 24 Juin 2026 6 rue des Coutures Saint-Gervais 75003 Paris ↳ @martinlours crédit photos © martin lours
- DES SAVONS LIQUIDES POUR LES MAINS QUI UPGRADENT LA DÉCO DE LA CUISINE
Le savon liquide s’est imposé comme un détail central dans l’aménagement de la cuisine et de la salle de bain. Les savons liquides déco ne sont plus accessoires : ils participent directement à la lecture du coin évier. Le contenant devient un vrai choix. Verre épais, céramique ou métal remplacent les flacons standard et installent une présence plus stable, plus soignée, plus cohérente dans l’espace. Le geste reste le même, mais l’environnement change : plus lisible, plus fluide, moins encombré visuellement. À l’intérieur, même exigence de simplicité : textures légères, formules épurées, parfums courts pensés pour accompagner sans dominer. FRAMA _ Columnae s’inscrit dans une logique danoise où l’objet du quotidien n’est jamais laissé au hasard. Chez Frama, le savon liquide devient un élément pensé comme un tout : contenant, usage, parfum. Le flacon en verre assume une présence stable tandis que la formule reste volontairement simple et fluide. Le parfum — vétiver, poivre noir, orange amère, thuya — ne cherche pas l’effet, mais la tenue : quelque chose de sec, net, qui accompagne sans dominer. Un objet du quotidien traité avec la même exigence qu’une pièce de design. APOTICARI _ Chez Apoticari, le gel lavant pour les mains réactive un imaginaire d’officine sans tomber dans la nostalgie. Tout part d’un code ancien, mais entièrement re-travaillé pour aujourd’hui. Le verre ambré pose immédiatement une densité visuelle, presque médicinale dans sa lecture, tandis que l’étiquette terracotta vient casser la rigueur avec une touche plus chaude, plus organique. L’ensemble fonctionne comme un objet posé, lisible, assumé. La verveine apporte la respiration : une fraîcheur végétale nette, citronnée, qui reste proche de la peau sans envahir l’espace. Un équilibre simple, mais précis, entre héritage et usage quotidien. AESOP _ Le Aesop Resurrection Aromatique Hand Wash a imposé un standard devenu presque instantané dans l’univers du savon liquide. Flacon ambré iconique, étiquette ivoire et typographie noire : un code visuel simple, ultra reconnaissable, qui a contribué à transformer le savon en objet visible du quotidien. Pas un accessoire caché, mais une présence assumée au bord de l’évier. Le mélange orange, romarin, lavande signe une identité olfactive immédiatement identifiable. Frais, herbacé, légèrement boisé, il a construit une référence sensorielle reprise ensuite par toute une génération de produits. TRUDON _ Le Trudon Vixi s’inscrit dans une autre tradition du savon liquide : celle du parfum porté au rang d’objet domestique. Flacon en verre vert travaillé, présence lourde et maîtrisée, il reprend les codes des anciennes pièces de toilette européennes, mais les détourne dans une lecture contemporaine très assumée. L’objet n’est pas discret : il s’expose, presque comme une pièce de collection. La signature olfactive — sauge, petit-grain, santal — construit une fraîcheur boisée structurée, plus proche d’un parfum d’intérieur que d’un simple savon. Le geste devient secondaire, absorbé par la dimension aromatique. KINFILL _ Le nettoyant pour les mains Kinfill joue sur une esthétique de retenue assumée. Flacon vert sauge, lignes simples, et une typographie bordeaux contemporaine qui vient signer l’objet. Ce contraste discret entre le vert doux du contenant et l’intensité du texte donne une lecture plus graphique, presque éditoriale. L’ensemble reste dans une logique claire : un objet du quotidien rendu lisible, propre, pensé pour s’intégrer sans bruit mais avec une vraie présence visuelle au bord de l’évier.
- INVENTAIRE, LES OBJETS EXTRAITS DES ARCHITECTURES RURALES
À contre-courant des objets standardisés et des productions sans ancrage, Inventaire développe une approche singulière du design à travers une collection de quincaillerie et d’objets inspirés des architectures rurales anciennes. La maison d'édition réinterprète des formes vernaculaires observées dans les fermes, granges, églises et maisons de village, entre mobilier utilitaire et objets du quotidien aux lignes intemporelles. L'histoire Installés dans un petit village du Lot, les architectes Marion Pinet et Pierre Pollet se spécialisent depuis plusieurs années dans la rénovation de bâtiments ruraux anciens. Au fil de leurs chantiers, le couple développe une attention particulière pour les objets utilitaires qui composent ces architectures vernaculaires. C’est dans ce cadre que surgit une constante, presque silencieuse : une grammaire d’objets intégrés au bâti. Loquets, ferronneries, systèmes d’ouverture, patères… autant d’éléments fonctionnels, rarement signés, mais dessinés avec une efficacité formelle remarquable. De ce corpus est né Inventaire, un projet initié avec Sophie Pinet, sœur de Marion, qui rejoint le duo pour structurer une nouvelle maison d’édition artisanale dédiée à la refabrication de pièces de quincaillerie et d’objets relevés au fil de leurs chantiers. L’ambition n’est pas la citation patrimoniale, mais la prolongation : réactiver des formes existantes en les projetant dans des usages contemporains. Le savoir-faire La fabrication s’appuie sur un réseau d’artisans répartis sur le territoire — forgerons, menuisiers, ébénistes — qui perpétuent des techniques anciennes, encore réalisées dans certains ateliers sur des machines centenaires. Une chaîne de production à taille humaine, où la main demeure centrale, et qui permet de préserver des gestes devenus rares tout en leur donnant une nouvelle lecture dans le quotidien. Les pièces demandent des heures de travail, entre forge, ajustements et finitions, dans une maîtrise du geste qui reste lente et précise. On aime autant le processus que le résultat : des objets capables de s’intégrer naturellement aux bâtis anciens, tout en révélant, par contraste, la force des intérieurs contemporains. À travers cette collection de quincaillerie artisanale contemporaine, Inventaire interroge la permanence des formes et la capacité des objets les plus modestes à traverser les époques sans perdre leur fonction. Le projet défend ainsi une esthétique rurale contemporaine, où le design ne cherche pas l’effet mais la justesse. Il remet en lumière des objets longtemps invisibilisés par la modernité, tout en valorisant un artisanat français profondément ancré dans les territoires ruraux. © jamie hawkesworth ↳ inventairemobilier I @inventaire_mobilier crédit photos © inventaire mobilier - jamie hawkesworth
- Sélection : JELLY SHOES, LA CHAUSSURE LA PLUS DÉSIRABLE DE LA SAISON
Longtemps reléguées aux souvenirs de vacances des années 1990, les jelly shoes font un retour remarqué cette saison. Transparentes, colorées ou revisitées dans des versions plus minimalistes, ces sandales en plastique reviennent sur le devant de la scène mode, portées aussi bien avec un jean ample qu’une robe blanche estivale. Derrière leur allure ludique, elles incarnent surtout le retour d’une mode plus régressive, légère et spontanée, qui contraste avec les silhouettes trop sophistiquées des dernières saisons. Des podiums aux rues de Copenhague, les jelly shoes s’imposent déjà comme la chaussure inattendue de l’été. Voici les modèles qui font déjà sensation. MONTANTE Un modèle très mode, montant, décliné en rouge flamboyant ou noir.On aime la grosse étiquette intérieure. CHAMPAGNE La sandale jelly Iro est devenue une pièce culte. Sa silhouette de ballerine, façonnée en caoutchouc tressé façon résille, joue l’équilibre parfait entre nostalgie estivale et allure contemporaine. Aussi à l’aise sur les rochers en bord de mer qu’en ville, Iro accompagne les journées qui glissent de la plage au bitume sans transition. Déclinée en 10 coloris, elle se distingue notamment par ses versions dégradées, où la pointe et le talon se parent d’une teinte contrastée pour une allure plus graphique et ludique — parfaite avec un short en denim effiloché ou un bikini en crochet. PETIT PRIX On aime son bout carré et sa déclinaison de 3 jolis coloris : aubergine, bleu ciel et ivoire. Et son tout petit prix ! MULE Les mules Vince Barcelona Jelly jouent la carte d’une simplicité sophistiquée, entre transparence assumée et construction graphique. Leur empeigne en jelly sculptée en cage dessine une ligne moderne et légère, presque architecturale, tandis que la semelle intérieure en cuir souple apporte une sensation immédiate de confort maîtrisé.On adore! BABY JANE Ludique et d'inspiration rétro, la ballerine Michaela Jelly revisite l’iconique sandale jelly dans une version Mary Jane ultra mode. Son design translucide et sa bride ajustable à boucle apportent une touche singulière à n’importe quelle silhouette, du vestiaire balnéaire aux looks urbains de l’été. Déclinée en 8 coloris, elle joue la carte de la transparence pop avec une allure légère et ultra désirable pour la saison. Pour les demi-pointures, il est conseillé de choisir la taille en dessous. COMPENSÉE Avec son quadrillage graphique et son petit talon compensé, la sandale Jutam de Méduse s’impose comme une alliée idéale des journées ensoleillées. Ce modèle féminin revisite l’esprit jelly dans une version plus affirmée, pensée pour accompagner aussi bien les silhouettes de vacances que les looks citadins de l’été.
















