Search this site
Résultats trouvés pour la recherche vide
- Iconic : LE BUTTERFLY STOOL
© vitra Créé en 1954 par le designer japonais Sori Yanagi, le Butterfly Stool est une œuvre majeure du design japonais du XXe siècle. Alliant savoir-faire traditionnel et esthétique contemporaine, ce tabouret incarne à la perfection l’équilibre entre simplicité fonctionnelle et beauté sculpturale. Histoire Sori Yanagi, fils d’un amateur d'art japonais renommé, est l’une des figures emblématiques du design japonais moderne. Formé aux Beaux-Arts de Tokyo où il étudie d'architecture et l'art, puis influencé par les grands noms du design international, il a toujours cherché à réconcilier l’artisanat traditionnel nippon avec les besoins d’un design utilitaire et universel. En 1954, il dessine le Butterfly Stool qui s’inspire des ailes d’un papillon. Sori Yanagi, cherchait à créer un objet simple, fonctionnel et esthétique, capable de rendre hommage à la nature tout en restant ancré dans le quotidien. © bolinba8 via vitra Le Butterfly Stool repose sur deux courbes de contreplaqué reliées par une structure centrale. Selon son orientation, elles forment soit l’assise, soit le dossier lorsqu’on le couche, offrant une flexibilité d’usage ingénieuse. Cette construction assure un équilibre parfait entre légèreté visuelle et solidité réelle. Son design illustre parfaitement le mariage entre tradition artisanale et modernité. Chaque pièce de bois est soigneusement cintrée à la vapeur selon la technique japonaise, permettant de créer des formes profilées. Le résultat est un objet fin, robuste et d’une élégance naturelle, dont la silhouette semble presque flotter dans l’espace. Avec ses 45 cm de hauteur, le Butterfly Stool constitue un siège d’appoint discret et facile à déplacer. Pour plus de confort et une touche décorative, il peut être agrémenté d’un coussin d’assise, qui apporte également couleur ou texture à l’espace. Depuis sa création en 1954, il demeure une référence incontournable pour tous les amateurs d’intérieurs contemporains. © xabier ortega via vitra Mais le Butterfly Stool ne se limite pas à sa fonction d’assise. Il peut devenir repose-pieds, petite table d’appoint, ou véritable objet décoratif à part entière. Son esthétique épurée s’adapte à de nombreux styles : contemporain, scandinave ou bohème. Dans un intérieur campagnard, le Butterfly Stool devient plus qu’un simple siège : il dialogue avec les textures naturelles et les couleurs douces. Posé près d’une cheminée en pierre, il complète un fauteuil en lin ou un tapis en jute. Sur une terrasse en bois, il apporte une touche sculpturale. © aima artist via vitra Reconnu aujourd’hui comme une pièce maîtresse du design du XXe siècle, il est présent dans plusieurs musées et collections privées à travers le monde, et est célébré comme un exemple majeur de design organique et poétique. Sa capacité à traverser les décennies tout en restant pertinent dans un univers mobilier en constante évolution témoigne du génie créatif de Sori Yanagi, qui a su insuffler à ce tabouret une élégance et une légèreté singulières. Caractéristiques Sori Yanagi ( 1915–2011) Né en 1915, Sori Yanagi est le fils de Soetsu Yanagi, écrivain et collectionneur d’art japonais renommé. Il grandit dans un univers où l’art et l’artisanat japonais étaient profondément valorisés. Formé à l’art et à l’architecture à Tokyo, il parvient à conjuguer modernisme occidental et traditions artisanales héritées de son père. Ouvert aux influences étrangères, il devient même assistant de Charlotte Perriand lors de son séjour au Japon. Ses créations, qu’il s’agisse de mobilier, d’objets du quotidien ou même la torche olympique, se distinguent par leur simplicité poétique, leurs lignes fluides et leur fonctionnalité subtile. Dessiné en 1954, le Butterfly Stool reste - avec l'elephant stool - son œuvre la plus emblématique : un symbole de design minimaliste et intemporel, où légèreté et équilibre se transforment en véritables gestes artistiques. Sori Yanagi © D.R ↳ vitra photo de couverture © bolinba8 via vitra
- MIRCEA
Dans l’univers foisonnant des marques de bien-être, Mircea s’impose comme un souffle nouveau — à la fois épuré, sincère et résolument contemporain. Plus qu’un simple produit, son gel lavant pour le corps et les mains est un objet du quotidien devenu manifeste esthétique, pensé pour celles et ceux qui aiment conjuguer beauté et sens. Dès le premier regard, on succombe à la pureté du design : lignes minimalistes, teintes douces et matières choisies avec soin. Le flacon, à la transparence délicate et au graphisme apaisant, s’intègre harmonieusement dans tous les intérieurs, qu’ils soient épurés ou plus travaillés. Dès l’usage, c’est l’odeur qui séduit : une fragrance subtile et enveloppante, parfaitement équilibrée qui prolonge le plaisir du geste. Derrière cette esthétique et cette sensorialité se révèlent des valeurs fortes. Le gel lavant corps et mains Mircea privilégie une approche durable, respectueuse de la peau et de l’environnement. Sa formule douce, élaborée à partir d’ingrédients 100% naturels fabriqués à Grasse , nettoie sans dessécher tout en laissant un parfum délicat. Chaque détail — des actifs au flacon — traduit une attention constante à la cohérence et à la transparence. L’utilisation de Mircea se vit comme un rituel conscient, que l’on réalise en trois étapes simples lors de la première préparation : verser la quantité nécessaire d’eau jusqu’au repère, ajouter les flocons, puis secouer doucement jusqu’à dissolution complète. Une fois le gel obtenu, il est prêt à l’usage au quotidien. Le concept est pratique et durable : on achète d’abord le flacon accompagné des flocons, puis il suffit de recharger régulièrement avec de nouveaux flocons, disponibles en trois fragrances délicates — cyprès‑eucalyptus, figuier‑menthe poivrée et cèdre‑romarin — pour continuer à profiter du gel lavant corps et mains tout en réduisant les déchets. C’est cette alliance entre éthique, esthétisme et plaisir qui fait le charme de Mircea. Dans un monde où les produits d’hygiène se multiplient à perte de vue, la marque réussit à trouver un ton juste : une beauté lente, sensible, qui invite à ralentir et à savourer les petites choses. Un coup de cœur, donc — autant pour son univers visuel que pour ses parfums. ↳ mircea.care I Instagram @ mircea.care crédit photo © mircea
- Roman : LA MAISON VIDE
Laurent Mauvignier a reçu le Prix Goncourt 2025 pour La Maison vide , un roman qui explore la mémoire intime et les couches sensibles des campagnes françaises. Tout s’ouvre avec la réapparition d’une demeure restée close pendant vingt ans : poussière en suspension, meubles oubliés, photos aux visages découpés… Chaque fragment retrouvé devient l’empreinte délicate d’une vie effacée. À travers plusieurs générations, Laurent Mauvignier raconte les trajectoires de familles rurales, confrontées aux guerres, aux silences, aux traumatismes sociaux. Ici, la maison n’est pas un décor : elle est personnage, miroir des absences, gardienne des secrets et des histoires de ceux que l’histoire a trop souvent effacés. La narration choral donne voix à chaque personnage, hommes et femmes, jeunes et anciens, paysans ou ouvriers. L’écriture dense, parfois âpre, capte les détails, les nuances, les silences, et rend palpable le poids du temps et de la mémoire. La Maison vide n’est pas une lecture légère, mais une immersion dans la ruralité profonde, où le passé dialogue avec le présent et où les territoires ruraux se font miroir des vies humaines. Un roman à la fois exigeant et profondément humain, qui célèbre la mémoire, l’enracinement et la beauté des vies ordinaires. La maison vide, Laurent Mauvignier 25,00€ Les Éditions de Minuit
- LE JARDIN D'HIVER DE BARNIE
Barnie installe son Jardin d’Hiver, une collection où la saison hivernale se vit comme une promenade dans un espace suspendu, à la fois chaleureux et graphique. Les matières enveloppent, les coupes s’affirment sans excès, et chaque pièce semble pousser à sa place, comme dans un jardin hivernal soigneusement pensé. Pour l’hiver qui approche, Barnie propose un vestiaire classique revisité, où chaque pièce, familière, est transformée par une matière, un motif ou un détail inattendu. On aime le pull Matthew en mohair et alpaga, doux et lumineux comme un nuage de brume matinale, et le cardigan Émile à jacquard fleuri, qui apporte une note graphique et délicate. Le sac seau Mahel en cuir kaki et sa fermeture coulissante, adopte un style rétro 90s tout à fait actuel, tandis que le pantalon en velours côtelé Sofia structure la silhouette avec confort. Pour les fêtes de fin d'année, les escarpins en velours bordeaux glissent comme une baie rouge au milieu de branches nues. La collaboration avec Casa Póma complète le vestiaire avec la cagoule Marta en baby alpaga fabriquée au Pérou, ornée d’un motif très 70s. " Du style un vestiaire, vos envies. Barnie " ↳ barnie
- LE FOODING : LE PALMARES 2026
meilleur restaurant d'altitude - le café de la poste © clément siriyes À l’occasion de la sortie de son nouveau guide 2026, Le Fooding a dévoilé son palmarès annuel des meilleures tables de l’hexagone. Parmi les lauréats, plusieurs adresses participent à réveiller campagnes et petites villes. Tour d’horizon de ces lieux qui font bouger la scène culinaire loin des grands centres. MEILLEURE TABLE La Maison de la Pia © christine doublet Perchée dans la vallée de la Roya, La Maison de la Pia s’étire entre collines et montagnes. La lumière glisse sur les pentes, douce et claire, et l’auberge se fait silencieuse complice du paysage. La cuisine va à l’essentiel : produits du terroir francs, saveurs nettes, assiettes limpides qui racontent la vallée sans artifice. Les vins nature, choisis pour leur caractère, prolongent ce dialogue entre la table et le paysage. Quand la nuit tombe, les tentes géodésiques offrent un refuge rare. Sobres, épurées, presque suspendues, elles laissent entendre le souffle de la montagne et offrent un sommeil tranquille, entre ciel et terre. ▪️ Route de la Pia 06430 Tende ↳ lamaisondelapia FOODING D'AMOUR Fargeot © fargeot À deux pas des ruelles marines de Saint-Jean-de-Luz, Fargeot cultive une forme de calme assumé. Une adresse qui s’éloigne du tapage balnéaire pour renouer avec un quotidien fait de matières simples, de gestes précis et d’un ancrage profond dans la culture locale. Dans l’atmosphère feutrée de l’atelier-boutique, le feutre, le cuir et les teintes naturelles composent un paysage tactile presque méditatif. On y découvre des pièces travaillées avec une rigueur artisanale, tout en rondeur et en confort, comme un clin d’œil au rythme doux de la côte basque. Fargeot s’inscrit dans cette nouvelle vague luzienne où le savoir-faire traditionnel se réinvente sans perdre son authenticité. Ici, la main reste souveraine, la modernité s’invite avec délicatesse, et chaque création semble porter un fragment du rivage — salin, lumineux, vivant. ▪️ 5 Rue Philippe Veyrin 64500 Saint-Jean-de-Luz ↳ @ fargeot_ MEILLEUR CAFE DE VILLAGE Le Vieux Four © le vieux four Au cœur de Chas, petite enclave tranquille, Le Vieux Four s’impose comme un lieu où le temps semble s’étirer. Le four centenaire, encore vibrant de chaleur, structure l’auberge et diffuse une atmosphère douce et accueillante. Ici, le feu n’est pas qu’un outil de cuisson : il raconte l’histoire du lieu, relie le passé au présent, et impose un rythme de vie paisible. Dans la salle aux murs patinés, le parfum du pain, des herbes fraîches du jardin et des cuissons lentes enveloppe l’espace d’une douceur presque domestique. La cuisine y suit le fil des saisons et des traditions locales, avec des produits du village, des gestes hérités et des recettes qui traversent les générations. Chaque plat, des plus simples aux plus élaborés, porte la trace du feu, discrète mais expressive, subtilement narrative. Le Vieux Four s’inscrit dans ce renouveau des campagnes où l’authenticité prime sur la sophistication. Ici, on retrouve le plaisir des choses vraies : une cuisine sincère, un rythme apaisé, un lieu qui respire la terre et la mémoire. C’est une halte rare, un dimanche qui ne se presse pas, où le confort et la convivialité se mêlent au charme d’un terroir vivant et généreux. ▪️ 2 Rue du Vieux Four 63160 Chas ↳ @ levieux.four MEILLEUR RESTAURANT D'ALTITUDE Le Café de la Poste © clément siriyes Au cœur du village, le Relais de la Poste renaît sous Maxime Chevardé et Sylvie Boitard. Dans un décor de guichet d’autrefois, la cuisine se déploie nette et précise : asperges rôties au kimchi d’ail des ours, coquelet au vin jaune et fenouil confit, rhubarbe fondante à la crème de mascarpone. La carte des boissons, simple mais inspirée, met en avant vins locaux, cocktails et boissons maison. Un bistrot qui conjugue authenticité, terroir et esprit de partage. ▪️ 6 Place Capitaine Anjot 74370 Nâves-Parmelan I @ lecafedelaposte_nave MEILLEUR ESPRIT D'ÉQUIPE Auberge de Bellevie © auberge de belle vie Perchée sur les hauteurs de Grozon, l’Auberge de Bellevie prend place dans une longère ancienne, patinée par le temps et réaménagée avec soin par Zoé Boinet. Pierre, bois et lumière y dessinent un cadre chaleureux, où la simplicité côtoie l’élégance discrète. La cuisine, menée par le chef Byron Fini, suit le rythme des saisons. Chaque assiette, sobre et précise, exprime le terroir avec justesse : saveurs nettes, associations fines, équilibre entre audace et familiarité. Quatre chambres, ouvertes sur jardins, verger et terrasses, offrent une parenthèse de confort et de calme. Draps blancs, atmosphère douce et lumières filtrées invitent à la lenteur. À Bellevie, le temps semble s’étirer : la table, le lieu et l’hospitalité s’accordent pour composer une expérience simple, vivante, profondément enracinée dans le Jura. ▪️ 14 Rue du Bourg-Bas 39800 Grozon I @ aubergedebellevie MEILLEUR CAVISTE Aaron Ayscough, La Cave du Centre © la cave du centre Au cœur de Chagny, en pleine Côte Chalonnaise, La Cave du Centre s’impose comme un repère chaleureux pour les amateurs de vins authentiques. L’atmosphère, faite de bois clair et d’étagères bien garnies, invite à la curiosité et à la patience : chaque bouteille y a son histoire. La sélection reflète le caractère de la région : pinots noirs et chardonnays précis, cuvées de domaines confidentiels, vins nature ou issus de pratiques respectueuses du terroir. Ici, le choix prime sur le discours, et chaque vin raconte le sol, le climat et le savoir-faire local avec franchise et délicatesse. La Cave du Centre incarne cette Bourgogne discrète mais vivante, où le vin se partage autant qu’il se goûte. On y revient pour un conseil précis, une découverte inattendue, ou simplement pour sentir battre l’âme de la Côte Chalonnaise dans un verre. ▪️ 2 Rue de Beaune 71150 Chagny I @lacaveducentre MEILLEURE CHAMBRE DE STYLE Trama © tmaurine Au cœur du Perche, Trama s’installe comme une ponctuation douce dans un paysage de bocages et de forêts profondes. L’adresse mêle ligne contemporaine et esprit paysan avec une évidence rare, comme si le lieu avait toujours été là, posé dans la lumière veloutée du territoire. À l’intérieur, les matières brutes — bois clair, fibres naturelles, céramiques aux teintes laiteuses — composent un décor où chaque détail semble ajusté avec soin. La table suit le même fil : produits locaux, herbes fines, recettes lisibles et précises, pensées pour laisser parler le terroir sans le figer. C’est une cuisine qui respire, relevant du geste juste plutôt que de la démonstration. Trama en Perche traduit cette nouvelle manière d’habiter la campagne : plus lente, plus sensible, tournée vers le confort simple et l’esthétique du quotidien. Un refuge où l’on se sent bien, comme au milieu d’un paysage qui a choisi de rester authentique. ▪️ 19 Rue des Déportés 61400 Mortagne-au-Perche I ↳ tramaenperche
- AKUA OBJECTS
vase Blixen Au cœur de Copenhague, l’atelier d’Akua Objects tisse avec délicatesse un univers où le verre souffle des mélodies d’âme. Fondée en 2022 par Annika Zobel Agerled et Josefine Arthur, la marque revendique une ambition douce : créer une tableware poétique et contemporain, où chaque objet de verrerie est à la fois utilitaire et chargé d’émotion. La philosophie d’Akua Objects est simple et rare : le verre raconte une histoire. Les collections portent des noms propres – Blixen, Karl, Augusta – et chaque pièce est pensée comme un pont entre passé et présent. La marque parle de « shadow story », cette capacité à faire vibrer la mémoire à travers un objet du quotidien. Akua ne produit pas en masse. Les pièces sont soufflées à la bouche, à la main, dans les ateliers historiques de Murano et de Bohême. Les légères irrégularités – bulles d’air, petites différences de forme – deviennent des marques d’authenticité, rappelant que chaque objet a été façonné avec attention et patience. Les formes sont arrondies, sensuelles, et les couleurs chaudes – rouge profond, orange brûlé, jaune lumineux – apportent une dimension presque romantique à ces objets. Loin du minimalisme scandinave habituel, Akua revendique un style poétique et contemporain, où chaque vase ou verre devient un accessoire de décoration et une pièce de collection. Akua Objects joue aussi sur le terrain de la mode. Leur approche « fashionable » du verre les amène à collaborer avec des créateurs et à présenter leurs pièces comme de véritables accessoires couture. Le verre devient bijou, objet de mémoire et élément de style à part entière. ↳ akuaobjects crédits photos © akua objects
- ÉCHAPPÉE NORDIQUE CHEZ MONOPRIX
Cet hiver, Monoprix nous invite à une escapade au cœur des paysages glacés de Scandinavie. La collection Échappée Nordique , pensée comme une parenthèse cosy, où le grand froid devient prétexte à superposer, cocooner et se réinventer. Entre lignes minimalistes et détails chaleureux, chaque pièce raconte une histoire de confort et de style. Monoprix signe un vestiaire hivernal qui n’a rien de classique : des silhouettes audacieuses, des détails graphiques et une inspiration nordique assumée. Ici, l’hiver devient tendance, chaleureux et ultra désirable. Entre lacs gelés et vents du Nord, la collection joue la carte du layering parfait et des pièces qui allient confort et style. On craque pour le pull col marin et le col Claudine en laine, hyper tendance, ou pour le pull col rond en jacquard géométrique aux coloris éclatants et motifs géométriques, parfait pour dynamiser une tenue hivernale. Les écharpes XXL et maxi-châles, les chapkas et toques, enveloppent chaque look d’une chaleur cosy mais stylée, comme une seconde peau chic et pratique. Les matières se superposent sans effort, pour créer des looks qui osent la mixité. La jupe midi portefeuille en laine associée aux bottines de randonnée en cuir transforme le quotidien en un terrain de jeu mode, entre ville et nature. Chaque pièce a ce petit quelque chose qui fait qu’on veut la porter tout de suite, seule ou en layering maîtrisé. ↳ monoprix - la collection échappée nordique
- GÉRALDINE, ENTRE ENCRE ET SÈVE
Géraldine a délaissé le cinéma pour les sentiers ombragés du Perche. Après avoir vécu entre New York, Londres et Paris, elle a choisi de se reconnecter au vivant — d’écouter le souffle des feuilles plutôt que le vacarme des villes. Dans sa maison blottie entre magnolias et forêts, elle écrit, marche, observe, cueille. De cette existence au vert sont nés des ouvrages empreints de délicatesse, à la croisée de la poésie botanique et de la quête intérieure. On y apprend à regarder la nature autrement. Portrait d’une auteure libre, pour qui chaque saison devient promesse d’écriture et de renaissance. Interview Géraldine, peux-tu te présenter et nous raconter ton parcours avant de te consacrer à l’écriture ? " J’ai passé seize ans à l’étranger, entre New York, Londres, Madrid et Bruxelles. J’ai toujours écrit, sur les tables d’école, dans des carnets, sur les nappes en papier des cafés, même si j’étais nulle en orthographe. Après le bac, je suis rentrée à Paris : je rêvais de vivre en France. Je me suis inscrite le soir au Cours Florent pour étudier la mise en scène, tout en travaillant le jour dans des sociétés de production où je classais des cassettes VHS. J’ai été metteur en scène pendant quelques années, avant de devenir lectrice de scénarios pour les commissions du CNC, puis de romans à adapter au cinéma pour Les Films du Kiosque. Durant cette période, j’ai énormément lu. Je rêvais d’écrire et d’en faire mon métier, sans vraiment oser le dire. En 2011, je me suis lancée : j’ai écrit et réalisé mon premier court-métrage, Bocuse , avec Anémone, produit par Les Films du Worso. Peu après, j’ai publié mon premier livre de littérature jeunesse Félix à Paris (Tourbillon). Et, très vite, j’ai travaillé comme scénariste sur des commandes. Dans cet élan, j’ai passé le concours de La Fémis, pour l’Atelier scénario. J’ai été reçue. " As-tu gardé des souvenirs d’enfance liés à la campagne qui ont influencé tes choix de vie ou ton écriture ? " J’ai été une fleur de macadam, sauf peut-être pendant les étés passés dans la maison familiale en Normandie, près de L’Aigle. Elle appartenait à un grand-oncle, et c’est là-bas que se trouvent mes plus beaux souvenirs en lien avec la nature. J’observais l’évolution des oeufs de têtards dans la mare, je construisais des cabanes, j’allais chercher du lait à la ferme. Nous traversions la forêt à pied pour rejoindre nos cousins qui avaient une maison de l’autre côté. Je me souviens encore de ces longues marches paisibles avec ma grand-mère, j’étais fascinée par la végétation qui nous entourait. Ces souvenirs enfouis me sont revenus de plein fouet lorsque j’ai écrit mon deuxième livre jeunesse - La drôle de fleur . " Tu partages aujourd’hui ton temps entre la région parisienne et le Perche. Qu’est-ce qui t’a donné envie de t’installer au vert ? Et pourquoi avoir choisi cette région en particulier ? " Comme beaucoup, le confinement a été pour moi une révolution intérieure. J’ai eu la chance de fuir Paris, de m’installer deux mois en Bourgogne avec ma famille. Là-bas, j’ai découvert ce que c’était que vivre un printemps. Un vrai. Une renaissance. La nature semblait débordante de vie alors que le monde humain semblait s’effondrer. Chaque matin, je partais marcher au lever du jour. J’apprenais à reconnaître les plantes et à les cueillir. Au retour, Paris m’a semblé étouffant. J’avais besoin d’air, de silence, de vert. Avec mon mari, nous avions déjà exploré les environs de Bellême, pour acheter une maison, vingt ans plus tôt. Les forêts, la brume au petit matin, les prairies émeraudes au printemps, m’avaient alors déjà séduite. Mais à l’époque, c’était un rêve trop cher pour nous. " Comment es-tu passée de scénariste à auteure ? " J’ai arrêté de travailler pour les productions de films du jour au lendemain. J’ai simplement déroulé le fil des plantes sauvages. À la suite du confinement, je me suis inscrite en botanique à l’École des Plantes de Paris. Cette formation m’a ouvert de nouvelles perspectives. Je voulais partager ce lien au vivant, si intense, que j’avais redécouvert pendant le confinement et toucher un public de lecteurs très varié. Explorer d’autres formes d’écriture, essai, livres de recettes, documentaire, roman… Dans un monde qui aime tant les étiquettes, j’aime rester inclassable. C’est une liberté, et j’en suis fière. " Peux-tu nous présenter tes ouvrages et nous en parler un peu ? " Après deux livres de littérature jeunesse sur la nature, La drôle de fleur et Petit Rond, debout ! (Marcel & Joachim), j’ai publié Potions magiques chez Gallimard Jeunesse en 2022. C’est un documentaire qui propose 30 recettes de boissons issues de la cueillette sauvage. L’ouvrage a reçu le Prix Jeunesse du Salon du livre de cuisine de Paris. Par la suite, j’ai écrit tous mes livres dans le Perche. Se relier au Vivant (Actes Sud, collection Je passe à l’Acte ), est une exploration joyeuse des multiples manières de se reconnecter au vivant et d’en ressentir les bienfaits. Breuvages sauvages (Ulmer), rassemble 40 recettes de boissons naturelles et variées à base de plantes sauvages. La reine-des-prés , dix façons de la préparer (Éditions de l’Épure), est consacré à cette plante emblématique de la Normandie qui a un goût de vanille et d’amande. J’ai également écrit un roman ancré dans la forêt percheronne, Le goût des forêts , à paraître le 25 mars 2026 chez Maison Pop. Suivra à l’automne 2026 un nouvel ouvrage (collection Résilience , Ulmer), consacré aux plantes sauvages avec les photos de Sophie K. (photographe du Perche), puis deux autres livres prévus pour 2027. " As-tu des habitudes ou rituels particuliers quand tu écris ? " Oui, énormément ! Beaucoup de solitude. Chaque jour, une longue marche dans la forêt ou le bois derrière chez moi. Des réserves de chocolat, de la tisane maison, des yaourts. Ma vue sur le magnolia. Le téléphone en mode avion. De la contemplation. Coucher tôt, réveil matinal. " Peux-tu nous parler de l’activité de cueillette ? " Pour mes livres, je cueille souvent en solitaire. Mais j’aime aussi partager cette activité avec ma famille ou avec le public, lors d’ateliers et de formations. On ne sait jamais à l’avance ce que l’on va découvrir, baies, fleurs, plantes sauvages, cela ressemble toujours à une chasse au trésor. C’est une quête sans but précis, un vagabondage joyeux qui nous relie à la nature et à notre identité profonde. " Quels sont les ouvrages de référence, pour toi, sur la vie à la campagne ? " Carnet d’un voyageur immobile dans un petit jardin (Albin Michel) de Fred Bernard est un livre aquarellé d’une grande poésie, un véritable hommage aux jardins de campagne. Avec Être un chêne (Actes Sud), Laurent Tillon nous aide à mieux comprendre l’écosystème forestier, c’est un récit sensible qui marque durablement la mémoire. Créer avec la nature (Ulmer) de Johanna Tagada Hoffbeck invite, à expérimenter avec joie toutes sortes de techniques inspirées du vivant. Pour un moment de lecture au coin du feu, je me laisse volontiers emporter par Le Mur invisible (Babel) de Marlen Haushofer. Pour le simple plaisir des yeux, le catalogue de la dernière exposition d’Edi Dubien est un véritable bijou. Enfin, impossible de ne pas citer Home Magazine ! Une belle référence en matière de décoration slow et durable. " Quelles sont tes sources d’inspiration ? " J’ai grandi avec les livres jeunesse de Béatrix Potter, mais elle était avant tout une grande passionnée par l’étude des champignons et des lichens. Les femmes naturalistes et botaniques anglaises du XIXᵉ siècle m’inspirent énormément, comme Anna Atkins, Anne Pratt ou Marianne North. Je peux contempler leurs dessins pendant des heures. La musique m’aide beaucoup lorsque je bloque dans mes écrits. Des artistes comme Asaf Avidan, Metronomy, Schoenberg ou Wim Mertens peuplent ma playlist et nourrissent mon imaginaire. Il y a aussi les mots de Cécile Coulon et bien sûr, les plantes sauvages croisées au détour des chemins qui se déploient et m’émerveillent au fil des saisons. " Quels sont les comptes Instagram que tu aimes ? " Je suis toujours très touchée par les textiles de Woolandnature et les céramiques de Kceramics , qui résonnent si bien avec mes cueillettes. Je ne manque jamais une exposition au Musée de la Chasse et de la Nature , ni les nouvelles de la Ferme du Bec Hellouin . Et Green Go , reste pour moi une source d’inspiration pour voyager tout près de chez soi. " Comment s’est passée ta transition vers la vie à la campagne après toutes ces années passées à Paris ? " C’était un soulagement. J’ai eu l’impression de retrouver ma mélodie intérieure, celle qui s’était perdue en ville, de revenir à l’essentiel. Ma dernière fille, nous avons trois enfants, est en 4ᵉ, et sa scolarisation ici pour elle était inimaginable. Quant à mon mari, avec ses rares jours de télétravail, il n’était pas encore prêt à sauter le pas. J’ai mis un certain temps à trouver un rythme avec les allers-retours entre Paris et le Perche. Mais avec les années, cela s’est apaisé. Ma famille a fini par comprendre combien il était important pour moi d’avoir des moments de solitude, pour écrire et partir en cueillette. " Peux-tu nous décrire ta nouvelle routine néo-rurale ? " Après le petit-déjeuner matinal, je me promène avec mon chien sur un chemin de terre bordé de grands noisetiers, un vrai bonheur. " Quelles sont tes adresses coup de coeur dans le Perche, à conseiller aux lectrices et lecteurs de Mastic ? " Tout près de chez moi se trouve la librairie Un Autre Pays à Rémalard, où les sélections de Marie sont toujours d’une grande justesse. À quelques pas, les expositions de l’Atelier du Peu de Martine Camillieri, méritent aussi la visite. J’aime beaucoup le restaurant Paysage à Bellême. Sylvain Parisot, jeune chef exigeant, compose des assiettes d’une rare beauté. Non loin de là, la boulangerie Les Pains de Saint-Hilaire propose un petit épeautre délicieux. Et puis, il y a les deux fêtes des plantes à ne pas manquer : celle de Bellou-le-Trichard en mars, et PAM ! , la fête des plantes aromatiques et médicinales, en avril. " ↳ geraldinelemaitrerenault I Instagram @ g.lemaitre_renault crédits photos © géraldine lemaître renault - photo de couverture © sophie k
- RAGOÛT DE LÉGUMES D'HIVER
En hiver, la cuisine de campagne reprend tout son sens. Les plats simples et généreux, à base de légumes de saison et de produits locaux, réchauffent les longues soirées. Ragoûts et légumes racines permettent de retrouver des saveurs authentiques, où chaque ingrédient compte et où la cuisson lente révèle toute leur richesse. Découvrez ici une recette typique : un ragoût de légumes d’hiver, mijoté à l’ancienne, généreux et réconfortant, qui met à l’honneur carottes, navets, céleri et pommes de terre. Un plat simple et chaleureux pour retrouver le goût de la cuisines de la ferme. Recette pour 4 parts Temps de préparation 20/30 minutes + 50/60 minutes de cuisson Ingrédients* 4 carottes 2 navets 1 petit céleri-rave 1 poireau 2 pommes de terre 1 oignon 2 gousses d’ail 200 g de lard fumé ou de poitrine de porc (optionnel pour un goût plus ancien) 1 bouquet garni (thym, laurier, persil) 50 g de beurre Sel et poivre du moulin Préparation Éplucher carottes, navets, céleri-rave et pommes de terre, puis les couper en morceaux réguliers. Couper le poireau en rondelles et émincer l’oignon et l’ail. Dans une grande cocotte, faire fondre le beurre. Ajouter le lard ou la poitrine, faire dorer légèrement. Ajouter oignon et ail et laisser suer quelques minutes. Ajouter tous les légumes, le bouquet garni, saler et poivrer. Couvrir d’eau à hauteur et laisser mijoter à feu doux pendant 45 à 60 minutes, jusqu’à ce que les légumes soient fondants. Retirer le bouquet garni. Ajuster l’assaisonnement. Pour plus de consistance et de saveur, vous pouvez ajouter quelques morceaux de pain rassis frotté à l'ail dans le bouillon, qui s’imprègnent des parfums des légumes. Servir chaud, avec un peu de moutarde forte sur le côté. Idée menu rustique d’hiver autour du ragoût Entrée : Soupe de potimarron rôtie ou velouté de légumes anciens. Plat principal : Ragoût de légumes anciens d’hiver Accompagnement : Pain de campagne frais ou aux céréales, beurre doux ou herbes. Dessert : Tarte aux pommes rustique , compote maison avec épices ou gâteau aux noix Notre sélection Cocotte ovale tradition , Le Creuet photo pinterest
- Expo : COTE JARDIN
Du 19 mai au 1er novembre 2021, le musée des impressionnistes de Giverny propose une promenade bucolique unique dans les jardins impressionnistes et nabis. Une centaine d'œuvres rassemblées sous le titre « Côté jardin. De Monet à Bonnard » qui dévoile la sensibilité des artistes suscitée par ce thème. Un événement à ne pas manquer et à compléter par une déambulation dans le splendide jardin du musée. L'occasion d'une virée champêtre entre culture et nature! Claude Monet (1840-1926) Nymphéas avec rameaux de saule, 1916-1919 © Paris, lycée Claude-Monet / photo : Jean-Charles Louiset L'exposition s'articule autour de six pôles thématiques organisés de manière chronologique: espaces indécis, les absences, les rêveries, les jeux, squares et jardins publics, les jardins luxuriants et retour vers l'impressionnisme. Au total, une exposition rassemblant une centaine d'œuvres des grands noms de l'art impressionniste et nabi, évoquant - pour la première fois - la sensibilité et les émotions suscités par le jardin. Albert Bartholomé (1848-1928) Dans la serre, vers 1881 Pierre Bonnard (1867-1947) Crépuscule ou La Partie de croquet, 1892 Maurice Denis (1870-1943) Le Bain en plein air, 1904 Catalogue Un important catalogue est édité à l’occasion de cette exposition. Toutes les œuvres exposées y sont reproduites et accompagnées d’une notice. Informations pratiques Exposition Côté jardin. De Monet à Bonnard Du 19 mai au 1er novembre 2021 Musée des Impressionnismes Giverny 99, rue Claude Monet 27620 Giverny ↳ mdig.fr illustration de couverture © claude monet (1840-1926) Jardins en fleurs, à Sainte-Adresse 1866. crédits photos © RMN-Grand Palais (musée d’Orsay) / Hervé Lewandowski
















