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- EMMA BRUSCHI, LA TALENTUEUSE
© anaïs barelli Emma Bruschi est une jeune artiste reconnue pour son travail de la paille. Elle réussit avec brio à associer l'artisanat rural à la mode, deux univers qui ont baigné son enfance et façonné son style. La jeune femme nous parle de son parcours, de ses inspirations et de ses projets passés et à venir... Interview Emma, peux-tu nous parler de ton enfance ? " Je suis née et j'ai grandi à Marseille, d'un père méditerranéen et d'une mère montagnarde. Mon enfance et ma personnalité se sont construites sur ces deux univers hétéroclites; nous vivions en pleine ville mais nous avions un poulailler dans notre jardin, j'habitais au bord de la mer toute l'année et je passais une grande partie de mes vacances dans la ferme familiale de Haute-Savoie, dans un petit village à une quinzaine de kilomètres d'Annecy. J'y ai vécu des moments champêtres merveilleux aux côtés de mes grands-parents paysans ainsi que mes cousins, mon oncle et ma tante. " D'où te vient la créativité ? " Ma mère et ma grand-mère m'ont transmis dès le plus jeune âge la passion des loisirs créatifs en tous genres: la couture, le tricot, la peinture... Bien qu'elle soit avocate, ma mère passionnée de mode et d'art appliqué, avait cofondé une boutique de mode féminine à Marseille où je l'accompagnais le weekend. " Quel est ton curcus ? " Avoir baigné dans ce milieu très créatif n'a laissé aucun doute sur les études que je voulais suivre. Je voulais m'orienter vers des études d'art appliqué, en design de mode, plus spécialisé dans les techniques de fabrication que dans le stylisme. J'ai tout d'abord faits une prépa en Design de Mode à Lyon, puis la Bachelor Saint-Luc à Tournai en Belgique. Enfin, j'ai passé un master à la Haute Ecole d'Art et de Design de Genève, toujours spécialisé en mode et accessoires. Au début de mes études, je touchais à tout mais j'avais un penchant pour les matières naturelles rapiécées, raccommodées qui racontaient mes souvenirs d'enfance à la ferme. " Comment est arrivée ta vocation pour le travail de la paille ? " Le travail de la paille est arrivé en deuxième année de mon master à la HEAD de Genève. J'ai commencé à m'intéresser aux objets des moissons et j'ai alors découvert les bouquets tressés en paille. Ces bouquets étaient fabriqués par les ouvriers agricoles à la fin de la saison pour remercier la maîtresse de maison de les avoir accueillis. Dans toutes les cultures de céréales, on retrouve ce rituel ancestral avec d'autres esthétiques. La matière et l'histoire m'ont tout de suite plu car ils évoquaient à la fois mon goût pour la création et mon amour de la paysannerie. Je me suis alors mise en quête de retrouver les artisans qui pourraient m'apprendre leur technique et pouvoir ainsi transmettre le geste. Par chance, je faisais mes études en Suisse, pays très riche en artisanat agricole. J'ai découvert notamment le musée Ballenberg et surtout le musée de la Paille Schweizer Stroh Museum qui m'a soutenu dans mes recherches; ils m'ont dirigé vers les artisans spécialisés qui eux-mêmes m'ont enseigné leur savoir-faire et prêté les outils. " " La matière et l'histoire m'ont tout de suite plu car ils évoquaient à la fois mon goût pour la création et mon amour de la paysannerie." design parade © temple magazine Peux-tu nous expliquer brièvement le processus de fabrication et de création de cette matière ? " Tout d'abord je récolte ma propre paille de seigle dans la ferme savoyarde de mes grand-parents dirigée aujourd'hui par mon oncle et ma tante. Ensuite, je sélectionne, coupe et calibre les tiges qui sont fendues à l'aide d'un fendoir. Puis, avec une sorte de rouet, la paille est cordée pour obtenir un "fil" qui peut ensuite être tissé au même titre que le coton ou la laine. " Quelles sont tes sources d'inspiration, et les comptes Instagram que tu aimes particulièrement ? " C’est le passé qui me stimule le plus! Toutes les techniques artisanales anciennes sont une source d'inspiration. Elle constituent un véritable moteur. Les livres, les musées de vieux métiers sont autant de supports. Pour Instagram, j'aime les comptes de the crafty_beggars de l'artiste écossaise Rachel Frost dont les oeuvres sont inspirées de l'art populaire, celui de Veronica Main MBE - hat.plait - qui fabrique des chapeaux en paille, et le compte de l'historien artdelalaine . J'aime aussi les collections de skeltonjohn et l'univers fooding néo-baroque d' andrea.sham ." Agenda Livre " Savoir et Faire - Objets et gestes d'autrefois" chez Ulmer éditions (techniques d'artisanat domestique, objet d'art populaire, une collection de 10 objets inédit) Sortie prévue en novembre Résidence Maison Mode Méditerranée Retour de résidence autour de la technique du Boutis Provençal 7, rue de la République 13002 Marseille dotationmodemed ↳ emmabruschi I Instagram @ emma.bruschi
- LA VIE BELLE DE CHRISTELE
Rien ne prédisposait Christèle Ageorges à partir vivre à la campagne. La styliste d'intérieur vivait pleinement sa vie à Paris et n'envisageait absolument pas de changer son quotidien. C'est la découverte fortuite du village de Lectoure qui va déclencher la volte-face. L'acquisition d'une résidence secondaire dans ce bourg du Gers va vite se transformer en projet de vie. Christèle va être comme happée par la maison et va tout quitter pour y ouvrir un sublime lieu d'hébergement et d'événementiel. © romain ricard Pendant près de trente ans, Christèle Ageorges a vécu à Paris une vie passionnante comme styliste d'intérieur pour de nombreux magazines de décoration. Une vie citadine classique, rythmée par le travail, les enfants, les sorties, les dîners entre amis, les escapades et les voyages. Confortablement installés dans leur petit atelier du XVème arrondissement de la capitale, Christèle et son mari n'envisageaient absolument pas de changer de rythme et encore moins d'environnement. Pourtant, l'été 2017, lors d'une marche sur le Chemin de Compostelle, le couple tombe sous le charme du village de Lectoure dans le Gers. De retour à Paris, ils envisagent pour la premier fois l'acquisition d'une résidence secondaire. Ils rachètent la Manufacture Royale de Lectoure, ancienne tannerie de cuir du XVIIIème siècle. De grands travaux débutent mais au fur et à mesure que la maison prend forme, un projet de vie commence à se dessiner et l'envie de s'y installer à plein temps émerge. L'été 2021, ils y aménagent, et en 2022 la maison d'hôtes ouvre ses portes. Christèle adore sa nouvelle vie et n'échangerait pour rien au monde avec sa vie d'avant...contre toute attente ! Interview Christèle, peux-tu nous décrire ton parcours et nous parler de ta vie d'avant ? "Je suis née et j'ai grandi à la campagne, à La Châtre dans l'Indre, pays de George Sand. Je n'avais qu'un rêve; avoir mon baccalauréat et partir faire mes études à Paris pour y vivre une vie trépidante. J'ai étudié l'Histoire de l'Art et la Communication car j'envisageais d'être journaliste. Tout juste sortie de l'école, j'ai eu la chance d'être embauchée comme styliste photo par Claude Berthod, la rédactrice en chef de Maison Française . Après quelques temps, j'étais sollicitée par des clients extérieurs, et je suis devenue pigiste pour d'autres magazines dont ELLE déco, Marie-Claire Maison, Côté Ouest etc. et pour des catalogues de marque. J'ai exercé ce métier pendant trente ans. " Comment est né le projet d'ouvrir une maison d'hôtes ? " J'adorais ma vie de styliste d'intérieur à Paris et il n'y avait absolument aucun signe annonciateur d'un quelconque changement! Sauf peut-être, lorsque je partais en vacances, je m'imaginais toujours décorer la location ou la chambre d'hôtes que j'occupais. En 2017, nous marchions sur le chemin de Compostelle avec mon mari et mes deux enfants (chaque année depuis 2011, nous parcourons une portion d'une centaine de kilomètres du Chemin et reprenons l'année suivante là où nous nous étions arrêtés l'été précédent). Cette année là, nous traversions le Gers et les magnifiques paysages de "La Petite Toscane". En passant par le village de Lectoure, nous avons ressenti un véritable coup de foudre! A notre retour à Paris, mon mari et moi commencions à éplucher les annonces immobilières. Pour la première fois, nous voulions acheter une résidence secondaire pour nos vacances et en vue de nos vieux jours. Nous avons visité cette ancienne tannerie du XVIIIème siècle qui ne nous a pas spécialement plu au premier abord; c'était une ancienne maison de retraite à l'abandon qui avait été squattée... Elle était très délabrée et il fallait une faculté de projection énorme pour évaluer tout son potentiel. J'étais moins motivée que mon mari qui a fini par me persuader. C'est en cherchant le financement des travaux que le projet de maison d'hôtes a commencé à voir le jour. En plus de l'hébergement, j'y voyais un lieu ouvert pour des shootings et l'accueil d'évènementiel: séminaires, retraites yoga, fêtes de famille, expos, etc. Encouragés par nos enfants, nous avons vendu notre atelier à Paris en 2021 pour nous consacrer pleinement à ce dessein. Jusqu'à l'ouverture en 2022, j'ai fait des allers-retours à Paris pour terminer mes missions... à contrecœur. Je ne voyais plus Paris sous le même angle, et ce sentiment n'a fait que renforcer mon désir de vivre au calme et au plus près de la nature. " Quel est ton rapport à Paris maintenant ? " Je ne veux plus aller à Paris! Je n'en éprouve absolument plus le besoin. C'est une source de stress incommensurable: le monde, la pollution, les embouteillages... Avec du recul, je ne sais pas comment j'ai pu supporter cela. Je peux acheter ce que je veux sur internet et j'ai découvert que la province avait une activité culturelle très riche. Rien qu'à Lectoure, il y a un Centre d'Art et de Photographie et un festival de musique l'été. Et si j'ai besoin d'aller dans une grande ville, Bordeaux ou Toulouse me suffisent amplement! " © christèle ageorges Qu'aimes-tu le plus dans ta nouvelle vie champêtre? Quels sont les inconvénients ? " J'adore profiter de la douceur de vivre du village. Chaque matin, lorsque j'ouvre mes volets et que je vois la chaîne des Pyrénées au loin, je ressens une grande gratitude. J'admire la beauté de la nature tous les jours, même l'hiver. Je me sens beaucoup plus connectée à la Terre. L'autre point très important est notre vie sociale. Contrairement à ce qu'on pourrait penser, elle est intense et je rencontre plus de gens qu'à Paris! Tout d'abord, il y a les hôtes que j'accueille et avec lesquels nous partageons une sensibilité commune. C'est l'occasion de belles rencontres. Ensuite, nous avons tissé beaucoup de liens dans le village qui est cosmopolite, rempli d'anciens parisiens et d'étrangers venus de partout. Enfin, nous profitons beaucoup plus de nos amis; nous avons troqué des dîners de quelques heures contre de longs week-ends avec eux. Sincèrement, je ne vois aucun point négatif à ma nouvelle vie. En me creusant la tête, je dirais qu'une urgence médicale nous obligerait à aller à Bordeaux ou à Toulouse, et que les voyages transversaux dans l'Hexagone sont moins facilités que les déplacements vers Paris. Lorsque mon mari doit se rendre à Lyon, il n' y a pas de grands axes Est-Ouest. Enfin, c'est occasionnel et il suffit de s'organiser ...:-)" Quelle est ta pièce ou ton objet préféré de la maison ? " Nous passons notre vie dans la cuisine de la maison. Nous y travaillons, partageons les repas. Elle est lumineuse, donne sur le jardin. Je m'émerveille aussi de petits détails dans toute la maison que je parcours régulièrement. " Peux-tu nous décrire ta routine néo-rurale ? " Mon quotidien dépend des réservations de la maison d'hôtes. En général, le matin, je monte boire un café dans Lectoure où je retrouve des amis. On se réunit également à l'heure de l'apéro. J'adore aussi faire le marché du vendredi matin que je ne manque pour rien au monde ! " Quelles sont tes adresses gersoises favorites que tu recommandes aux lecteurs de Mastic ? " Côté gastronomie, je recommande l e restaurant Racine à cinq minutes de la maison. Il est tenu par le jeune chef belg e Lionel Creteur et sa compagne canadienne . Ils cuisinent les produits de la nature et mettent en valeur ceux qui les produisent. J'aime aller chiner les dimanches matins d'été à la brocante de Fources qui se tient sous les platanes de la place ronde du village. J'aime aussi aller chez Monsieur l'Epicier , une épicerie de village à Saint-Clar, qui vend du local, du bio et du vrac." Quels sont les comptes Instagram qui t'inspirent ? " Je suis le compte de mon amie journaliste @ marieannebruschi pour rester connectée à l’actualité parisienne. J'aime le compte de l'architecte d'intérieur @ romainchancel pour notre attrait commun des lieux abandonnés, et le compte de @ deareverest pour sa vision de l’art de vivre." La Manufacture Royale de Lectoure 19, rue Claude Ydron 32700 Lectoure ↳ l amanufactureroyaledelectoure I Instagram @ l amanufactureroyaledelectoure photo de couverture © jérôme galland
- UN PORTRAIT DE SWAN
Swan Scalabre et son mari n'auront pas attendu le confinement pour changer de vie. En 2016, les deux parisiens et leurs filles quittent la capitale pour s'installer dans le Sud-Ouest, entre Gers et Tarn-et-Garonne. Swan renoue alors avec ses premières amours et se consacre à la peinture, tandis que Gaëtan décide d'ouvrir une épicerie de village. Sept ans après, la famille coule des jours heureux dans leur campagne au rythme des saisons et des inspirations. Swan Scalabre © littlewing photos Swan s'inspire en partie de son quotidien pour coucher sur le bois des miniatures pastorales et des portraits de femme semblant émerger d'une autre époque. Après une vie citadine riche et éclectique, la jeune femme et son mari ont décidé de quitter Paris pour offrir à leurs filles Céleste et Astrée un environnement sain et paisible. Depuis 2016, chacun s'épanouit dans ce cadre champêtre sans jamais regretter la ville. Swan nous raconte son parcours et nous dévoile son quotidien, entre création et ruralité. Un univers teinté de poésie bucolique, peut-être inspiré par son prénom Swan, tout droit puisé dans l'oeuvre de Tchaïkovski Le Lac des Cygnes. Interview Swan, peux-tu nous parler de ton parcours jusqu'à ton déménagement en Occitanie ? "Je suis née à Aix-en-provence où j'ai vécu très peu de temps. Mes parents y vivaient une vie de bohème mais nous sommes partis vivre à Paris dès mon plus jeune âge. J'y ai suivi toute ma scolarité et fait mes études aux Beaux-Arts auprès d'Annette Messager et Tony Brown. J'ai eu la chance de pouvoir poursuivre mon cursus aux Beaux-Arts de Los Angeles - CalArts - puis de Pékin. De retour en France, je n'ai pas du tout embrassé une carrière purement artistique. J'ai tout d'abord travaillé comme directrice artistique dans la mode. Puis, j'ai eu l'opportunité de travailler pour Canal+, où j'animais une émission intitulée "CANAILLE+". Je concevais et je présentais des sujets DIY écolo (avant l'heure!) pour les enfants. J'ai ensuite partagé mes créations et mes astuces aux adultes sur la chaîne MAISON+." Comment est née l'envie de quitter cette vie parisienne pour t'installer à la campagne ? " Après la naissance de nos deux filles, mon mari et moi commencions à éprouver des envies de nature. Les attentats de 2015 ont été le catalyseur de ce grand changement. Nous souhaitions offrir un environnement plus sécurisant à nos enfants qui avaient alors 4 et 8 ans. En trois semaines, nous avons plié bagages! Nous avons choisi le Gers car nous avions de la famille là-bas." Peux tu nous décrire ta maison ? Quelle est ta pièce favorite ? " Nous sommes tombés sous le charme de cette maison typiquement gasconne juste avant le confinement. Nous aimions son authenticité, son architecture en carré et son grand terrain boisé. Elle était à l'état d'abandon et nous avons du tout refaire avec l'aide d'artisans locaux: la pose de fenêtres en bois sur mesure, l'installation d'un insert, la mise aux normes de l'électricité.... toutes les joies de la rénovation d'une maison de campagne. Elle est décorée d'un mélange à la fois classique et chaleureux de mobilier chiné et d'oeuvres d'art diverses. Bien entendu, l'atelier est ma pièce favorite. C'est en quelques sortes mon boudoir, un cocon intimiste où l'on est prié de frapper avant d'entrer, et où les animaux n'ont pas le droit de venir! J'y passe de longues heures. J'aime ses ondes, son organisation, ses odeurs et sa vue sur le parc." Peux-tu nous décrire ta routine néo-rurale ? " Le matin, j'accompagne les filles à l'école qui est située à une demi-heure de route de la maison. Nous avons fait le choix de cet établissement et le trajet n'est pas du tout un problème car il me permet d'admirer le lever du soleil et les paysages sublimes. La première lumière du matin est d'ailleurs une source d'inspiration pour mon tableau du jour. En rentrant de l'école, je rallume le feu, je m'occupe des animaux, je me prépare un café puis je m'installe dans l'atelier où je peins toute la journée en écoutant de la musique ou un podcast. Je déjeune ensuite avec mon mari puis je retourne peindre jusqu'au moment de repartir chercher les filles à l'école. A notre retour, une deuxième journée commence: s'occuper des devoirs, préparer le dîner mais aussi couper du bois avec mon mari... une vie simple et champêtre!" Quels sont les bénéfices et les inconvénients de ta vie à la campagne ? " Nous avons échangé le stress, les embouteillages et la pollution contre le calme et la verdure! Nous avons de l'espace et plein d'animaux. Le matin avant d'aller à l'école, les filles vont chercher les oeufs frais dans le poulailler. C'est formidable! Par ailleurs, nous ne sommes pas du tout isolés. Internet est un véritable luxe qui me permet d'exposer et de vendre mes toiles dans le monde entier depuis mon village! Et la région est remplie de gens venant de tous horizons. Pour l'instant, je ne vois pas d'inconvénients à ce mode de vie; nous verrons la gestion des études des filles le moment venu. Côté santé, nous prenons des rendez-vous avec des spécialistes dans une grande ville si besoin! Avant notre départ, tout le monde nous mettait en garde contre l'épreuve hivernale! Cela fait sept ans que nous avons quitté Paris et l'hiver n'est absolument pas un problème! Nous n'avons aucun regret d'être partis au contraire. Nous sommes heureux d'avoir offert ce cadre de vie à nos enfants!" Quelles sont tes adresses gersoises favorites que tu recommandes aux lecteurs de Mastic ? " A Lectoure, mes adresses favorites sont la friperie-brocante La Divine Comédie pour chiner des vêtements, des objets de décoration et du mobilier, et le concept-store et coffee shop Galerie Nationale où l'on peut trouver des articles de mode, notamment des kimonos. Côté fooding, j'aime le restaurant Racine et le pain bio de La Ferme de Malaubric. A Saint Clar, j'aime le concept store Croq la Vie, à la fois un salon de thé, une boutique de mode et de décoration. J'aime le Musée de l’Ecole Publique implanté dans une magnifique bastide; le musée abrite une collection de matériel scolaire et pédagogique mis en scène dans une scénographie authentique. Et bien entendu, je recommande les deux épiceries de mon mari - Monsieur l'Epicier - situées dans chacun des villages." Quels sont les comptes Instagram qui t'inspirent ? " J'aime beaucoup les comptes de décoration et d'architecture. En particulier, j'aime le concept store Lifestyle @lamaisonjaune_sault qui rassemble une boutique de décoration et une galerie d'art en Provence. Je suis également le très joli compte @deco-for-curious qui mixe mobilier et tableaux anciens, @the.real.maggie.sheperd source d'inspiration classique très british et le compte de la décoratrice d'intérieur Nikki Renshaw qui rassemble ses sources d'inspiration sur son compte @englisheccentrichome. Je suis également @lamanufactureroyaledelectoure où j'ai organisé une exposition le week-end dernier." Actualités Printemps 2023: exposition à New-York Juillet 2023: Galerie de l'Arcade à Saint Clar Aout 2023: Galerie l'Oeil du Prince à Biarritz ↘ swannscalabre I Instagram @swanscalabre crédit photos © swan scalabre
- Tradition : LES 13 DESSERTS DE NOËL
En Provence, Noël ne s’achève pas avec la dernière bouchée du « gros souper », ce repas traditionnel du réveillon, sobre et symbolique, servi avant la messe de minuit. Il se prolonge, lentement, dans un rituel sucré qui traverse les siècles : les 13 desserts. Une tradition à la fois spirituelle et terrienne, où chaque fruit, chaque douceur raconte une histoire de climat, de croyances et d’art de vivre méditerranéen. Histoire Apparue dans les textes au XVIIᵉ siècle, la coutume des treize desserts s’ancre dans une symbolique chrétienne claire : le Christ entouré de ses douze apôtres. Les desserts sont servis après le repas maigre du réveillon et restent sur la table trois jours durant, le temps des fêtes, afin que chacun puisse goûter à tout. Ne rien jeter, ne rien retirer : l’abondance se respecte. Les fondations de la tradition des treize desserts reposent sur une base simple et essentielle : les fruits secs, longtemps piliers de l’alimentation hivernale en Provence. Avant d’être un symbole, ils étaient une nécessité, issus des récoltes de l’année et capables de se conserver tout l’hiver. Les célèbres quatre mendiants en sont l’expression la plus codifiée : la figue sèche pour les Franciscains, le raisin sec pour les Dominicains, la noix ou la noisette pour les Augustins et l’amande pour les Carmes. Par leurs couleurs et leur austérité, ces fruits évoquent les ordres religieux, mais racontent surtout une Provence paysanne, sobre et prévoyante. Posés en premier sur la table, ils rappellent l’importance du temps long, du respect des saisons et d’une certaine humilité face à la nature. Ils forment la base du rituel, à la fois nourrissante et symbolique, sur laquelle viennent se greffer les douceurs plus festives. Impossible d’imaginer une table provençale sans la pompe à l’huile. Cette brioche plate, parfumée à la fleur d’oranger et généreusement imbibée d’huile d’olive, se partage selon un rituel précis : elle se rompt à la main, jamais au couteau, pour ne pas « rompre la chance ». Un geste simple, presque sacré, qui incarne l’esprit du Sud. pompe à huile © a.si mon Dans les treize desserts de Provence, le nougat occupe une place particulière, à la fois gourmande et symbolique. On y trouve généralement deux variantes : le nougat blanc et le nougat noir. Le nougat blanc, tendre et sucré, est composé d’amandes, de miel et parfois de pistaches. Il symbolise le bien et la douceur, et fond délicatement en bouche, contrastant avec la rudesse de l’hiver. Le nougat noir, quant à lui, plus dense et caramélisé, contient des amandes et du miel cuit plus longtemps. Il représente le mal ou les épreuves de la vie, rappelant que la lumière s’apprécie davantage après l’obscurité. Ensemble, ces deux nougats incarnent l’équilibre des forces et offrent une expérience gustative contrastée, oscillant entre tendresse et intensité, typique du terroir provençal. Les fruits frais de saison — oranges, mandarines, parfois pommes ou poires tardives — rappellent la douceur du climat provençal, même en décembre. À leurs côtés, les fruits confits, héritage direct du savoir-faire d’Apt, apportent couleur et gourmandise. Les pâtes de fruits, élaborées à partir de pulpes concentrées, prolongent cette tradition de conservation sucrée. Melon, cerise, abricot ou coing deviennent alors de petits joyaux translucides, éclats de saveurs nés d’une région longtemps tournée vers l’art de préserver les récoltes. Les signatures locales viennent compléter et enrichir la table des treize desserts, apportant une identité propre à chaque région ou famille. Parmi elles, les calissons d’Aix sont les plus emblématiques : losanges délicats d’amandes broyées et de melon confit, recouverts d’un glaçage fin, ils incarnent l’élégance sucrée de la Provence. Les navettes, biscuits parfumés à la fleur d’oranger, rappellent les fêtes religieuses et les processions, tandis que les oreillettes, fines et croustillantes, apportent une note légère et festive. D’autres douceurs comme la pâte de coing ou les biscuits secs maison varient selon les familles et les villages, reflétant la richesse du terroir et la créativité des artisans. Ces desserts ne sont pas seulement des gourmandises : ils racontent un territoire, une histoire et une culture vivante, où chaque saveur est un clin d’œil à la Provence.
- CAMPAGNE MODERNE : DRESSER UNE TABLE DE FÊTES
Dresser une table de fête campagne moderne repose avant tout sur un jeu d’équilibres. Il s’agit de mélanger pièces anciennes et éléments sobres, de travailler les matières et de privilégier les contrastes plutôt que l’accumulation. La dentelle dialogue avec le bois brut et le végétal, tandis que la porcelaine, le verre soufflé, l’argent et la nacre apportent éclat et sophistication. La vaisselle reste discrète pour laisser respirer l’ensemble, et chaque accessoire est choisi pour sa fonction et sa valeur esthétique. L’objectif n’est pas de reproduire une table rustique classique, mais de composer une mise en scène actuelle, lisible et élégante, pensée dans le détail, où modernité et tradition se répondent sans jamais surcharger la table. Comment dresser une table de fête campagne moderne ? Tout commence par la base. Une nappe en dentelle ou en damassé apporte une texture élégante et neutre, avec une touche rétro très actuelle, qui met en valeur l’ensemble de la table. On la complète par un chemin de table en sapin brut ou par des vases garnis de branches végétales, comme l’eucalyptus ou le houx, afin de structurer visuellement l’espace et d’introduire immédiatement une note naturelle. Le contraste entre la nappe raffinée et le végétal brut crée un socle clair, graphique et résolument contemporain, avant d’installer le reste de la décoration. Dressage de la vaisselle : comment renouveler les codes sans tomber dans le déjà-vu ? Pour apporter une touche nouvelle à la table et sortir du registre du déjà-vu, Les assiettes anciennes en Terre de Fer sont aujourd’hui à utiliser avec retenue. Elles peuvent encore trouver leur place, mais pour une table plus originale, on privilégie plutôt une porcelaine fine blanche néo‑classique unie type Astier de Villattes, Alix D. Reynis, Wedgwood ou Haviland . Le blanc uni apporte un rendu frais tout en conservant une élégance intemporelle. On choisit un verre à pied bullé, transparent ou légèrement coloré, dans l’esprit du verre de Biot vintage . Sa texture capte la lumière et apporte une note artisanale et ancienne, sans alourdir la table. Côté couverts, les modèles en argent ou en nacre du début du XXᵉ siècle restent les plus justes, le bambou ayant été très utilisé ces dernières années et évoquant davantage un registre estival. Ils structurent la mise en place, apportent de l’éclat et dialoguent naturellement avec la porcelaine blanche. On n’oublie pas de placer des porte-couteaux, qui viennent finaliser le dressage et ajoutent une touche pratique tout en raffermissant l’organisation de la table. © astier de villatte Carafe, salières et panière à pain : comment choisir les bons accessoires de table ? La carafe, les salières et la panière à pain sont souvent considérées comme des éléments secondaires, alors qu’ils participent pleinement à l’équilibre visuel de la table et complètent le dressage. On privilégie une carafe en verre soufflé ou en porcelaine blanche assortie à la vaisselle. Les salières se choisissent simples de préférence assorties au bougeoirs afin de ne pas multiplier les styles. La panière à pain, en osier naturel ou en argent, apporte une touche fonctionnelle tout en renforçant l’esprit campagne moderne. Bien choisis, ces accessoires complètent le dressage sans le surcharger et contribuent à une table cohérente. Serviettes et décoration : comment finaliser la table avec des détails qui font la différence ? Pour les serviettes, on privilégie une serviette ancienne en damassé blanc, maintenue par un nœud en velours ou par des ronds de serviettes en argent. Le nœud structure visuellement le dressage et peut accueillir le prénom de l’invité, ajoutant un détail à la fois pratique et soigné. Les bougeoirs jouent ensuite un rôle clé dans l’ambiance : en céramique type Quimper ou Rouen pour une touche folklorique régionale, en grès ou en bois pour un esprit plus campagnard, ou en laiton pour une note d’inspiration scandinave. Ils introduisent de la verticalité, rythment la table et diffusent une lumière douce. Des coupelles en argent ou en métal argenté, disposées au centre, peuvent servir d’éléments décoratifs et accueillir quelques douceurs. photos - pinterest
- Sélection : 5 CAGOULES FEMME À ADOPTER CET HIVER
© sea ny Longtemps cantonnée aux pistes de ski ou aux souvenirs d’enfance, la cagoule Femme s’impose aujourd’hui comme l’accessoire mode de l’hiver. Silhouette enveloppante, allure graphique, chaleur réconfortante : elle coche toutes les cases du vestiaire contemporain, entre protection et style affirmé. Elle signe le retour d’une mode qui rassure autant qu’elle distingue. Notre sélection de 5 pièces à adopter pour traverser la saison avec allure. ROMANTIQUE La cagoule Josepha de Hircus déploie sa tombée généreuse sur les épaules et son gros nœud frontal, digne d’une héroïne d’Émilie Brontë errant dans les landes. La laine cachemire ultra-douce et la tresse subtile qui encadre le visage apportent volume, mouvement et une présence intemporelle, entre nature et élégance. Avec ce jeu de formes et de textures, la Josepha transforme l’accessoire d’hiver en pièce statement romantique et moderne, parfaite pour compléter une maille épaisse ou un manteau léger, et donner aux silhouettes hivernales une allure à la fois poétique et affirmée. ÉTHIQUE Derrière cette pièce graphique, OhSevenDays, label stambouliote engagé, réinvente l’accessoire d’hiver. La cagoule Oh’Balaclava , tricotée à la main en coton doux, combine confort et style : son rouge vif apporte une présence audacieuse aux silhouettes de saison, tandis que le lien à nouer joue à la fois le rôle de détail pratique et d’élément stylistique. La marque défend une mode responsable et désirable : productions en séries limitées, matières durables et revalorisation de stocks existants. Une vision consciente du vestiaire où l’éthique dialogue naturellement avec l’allure. FOLKLORE Issue de la capsule après-ski de la marque new-yorkaise, la cagoule Alena Balaclava allie artisanat et un style résolument mode. Tricotée à la main, elle se pare de festons délicats et d’une surépaule élégante qui dessinent une silhouette moderne et enveloppante. Le lien au cou affine sa structure tout en accentuant son allure chic. Chaleur et sophistication se rencontrent dans cet accessoire tendance, pensé pour accompagner un hiver urbain ou campagnard avec cette nonchalance maîtrisée qui fait toute la différence. CAMPAGNE Entre fonctionnalité et allure naturelle, la cagoule Capo de Diega réinvente l’accessoire d’hiver. Tricotée en laine mérinos extra-fine, elle enveloppe le cou et la tête avec une douceur chaleureuse, tandis que sa coupe modulable et son lien ajustable créent une silhouette graphique et fluide. Avec son esprit simple et ses textures organiques, la Capo transforme l’accessoire hivernal en pièce statement. À porter avec une maille confortable ou un manteau léger pour un look d’hiver à la fois maîtrisé et résolument naturel. MINIMALISTE Entre fonctionnalité et allure minimaliste, la cagoule Sud de Sœur se distingue par sa silhouette épurée et son coloris chocolat profond. Tricotée en laine mérinos douce, elle enveloppe le cou et la tête avec confort tout en gardant une ligne nette et graphique. Pensée pour compléter des looks d’hiver à la campagne avec style, la Sud transforme un accessoire essentiel en pièce mode minimaliste, facile à associer à une maille ample ou un manteau léger pour un hiver élégant et maîtrisé.
- LE DESSERT DES ROIS
Quelle que soit la symbolique qu’on lui prête, sa date de célébration ou sa forme, la dégustation du dessert des rois est l’occasion de se rassembler autour d’un gâteau pour continuer la fête et commencer l’année sous les meilleurs auspices. L'histoire A l'origine, la galette des rois faisait partie des célébrations autour du solstice d'hiver rappelant les fêtes Saturnales romaines. Puis, les chrétiens utilisèrent cette même date du 6 Janvier pour fêter l'apparition de Jésus-Christ aux Rois Mages. Dès le Moyen-Age, la tradition de "tirer un roi" est déjà connue et celui qui trouvait la fève (la légumineuse) devait payer sa tournée aux convives. D'après la légende, les plus avares avalaient la fève pour éviter cette dépense, ce qui explique qu'elle fût par la suite fabriquée en porcelaine pour éviter les resquilleurs. La fève ne fut pas choisie par hasard; en effet elle est symbole de fécondité car c'est le premier légume de l'année qui pousse et sa taille est parfaite pour être dissimulée dans le gâteau sans passer inaperçue pour autant. Le changement de la fève en objet de porcelaine permit de modifier sa forme : d'abord des bébés pour rappeler la fécondité puis en forme animale pour attirer la chance et elle devint objet publicitaire à partir du XXème siècle. Jusque dans les années 60, la galette était donc célébrée le jour de l'Epiphanie mais le Vatican décida que la date deviendrait le premier dimanche du mois de Janvier. Certains ont adopté cette nouvelle date, d'autres ont conservé la date historique mais surtout, la galette des rois est dégustée tout au long du mois de Janvier à chaque occasion: en famille, avec les amis, à l'école ou au travail! Les variantes En France, chaque région possède son propre dessert des Rois : G alette des rois en Ile-de-France, en Bretagne et en Normandie, initialement fourrée à la frangipane, mais de nombreuses déclinaisons sont apparues; on en trouve désormais aux pommes, au chocolat, aux noix, aux pistaches etc. Dans le Sud on célèbre le Gâteau des Rois avec une brioche qui varie selon les régions : à la fleur d'oranger surmontée de fruits confits en Provence, aux pralines roses en Ardèche et la Drôme, le Garfou anisé en Gascogne et Béarn. En Alsace on célèbre les rois avec le Dreykönigskuchen et n ouveauté oblige, on retrouve maintenant le Babka des rois, originaire d'Europe de l'Est, dans les boulangeries parisiennes. En ce jour d'Epiphanie, face à la multitude des choix, nous optons pour la tradition et vous livrons ici la recette de la galette des rois à la frangipane. Recette pour 1 galette des rois de 6 personnes. . Ingrédients pour 1 pâte feuilletée Il vous faudra 2 pâtes feuilletées! 250 g de farine de blé T45 ou T55 200 g de beurre bien froid 3 cc de sucre en poudre 1/2 c. à café de sel 100 ml d'eau très froide . Ingrédients pour la garniture 2 œufs + 1 jaune d'oeuf pour le badigeonnage 100 g de sucre en poudre 140 g d'amandes en poudre 75 g de beurre ramolli 1 cuillère à soupe de lait 1 fève . Préparation de la pâte feuilletée Sortez le beurre du réfrigérateur et le couper en petits morceaux. Il doit être dur Malaxez le beurre et la farine à la main ou dans le bol d'un robot. La pâte ne doit pas être homogène, il doit subsister des morceaux. Mélangez l'eau froide et le sel Ajoutez progressivement l'eau salée puis le sucre à la pâte et continuez à malaxer Etalez la pâte sur un plan de travail fariné avec un rouleau à pâtisserie (antiadhésif si possible) pour former un rectangle (dans le sens de la hauteur vers vous) Les morceaux de beurre disparaissent progressivement Rabattez le tiers supérieur de la pâte (tirez du haut vers le bas) jusqu'au milieu, puis le tiers inférieur du bas vers le haut pour passer pardessus le premier rabat. Renouvelez l'opération dans le sens horizontal. Le rabat consiste à plier la pâte comme une serviette ou un drap! :-) Recommencez l'opération pour réaliser votre deuxième pâte feuilletée. . Préparation de la garniture préchauffer le four à 180°C Placez la première pâte feuilletée au fond d'un moule à tarte et piquez la avec une fourchette Dans un saladier, mélangez la poudre d'amandes, le sucre, les œufs et le beurre ramolli. Placez la pâte obtenue dans le moule à tarte et y cacher la fève. Recouvrir avec la 2ème pâte feuilletée, en collant bien les bords et en les rabattant vers l'intérieur de la galette Mélangez le jaune d'œuf avec le lait et badigeonnez la galette Réservez la au réfrigérateur 30 minutes Faites des dessins sur le dessus (feuilles, rosace) et badigeonnez à nouveau. Attention de ne pas badigeonner les rebords ce qui empêcherait la galette de monter. Badigeonnez uniquement au centre Enfournez pendant 40 min à 180°C (thermostat 7) en vérifiant régulièrement la cuisson babka des rois Notes et suggestions! Nous vous suggérons de déguster votre galette des rois avec un cidre bio brut bien frais ou un jus de pommes si vous pratiquez le Dry January . * tous nos ingrédients sont bio
- EUPHORBE, LA NOUVELLE STAR DES JARDINS
Peut-être avez-vous remarqué sa présence de plus en plus nombreuse dans les massifs communaux? L'euphorbe est la nouvelle star des jardins et des espaces publics et la raison est simple: elle pousse vite et forme des massifs très généreux, elle est persistante, elle résiste à la sécheresse et supporte le gel, elle aime les sols pauvres et demande peu d'entretien. Une plante ornementale qui a le vent en poupe et que l'on s'empresse d'introduire dans nos jardins. L'euphorbe est une plante originale qui intrigue par sa singularité. Longtemps délaissée, elle revient en force dans nos jardins pour ses caractéristiques et ses qualités ornementales. On reconnaît généralement la plante par ses typiques inflorescences vert jaunâtre disposées en ombelles, communément appelées cyathes . Le feuillage des euphorbes est allongé, simple et non divisé, généralement persistant et arbore différentes couleurs, allant du vert tendre jusqu'au pourpre selon la variété. Il existe environ 2000 espèces d'euphorbes dont certaines sont tropicales. Certaines sont adaptées au plein soleil tandis que d'autres préfèrent la mi-ombre. Egalement, certaines variétés sont d'excellents couvre-sol tandis que d'autres déploient une haute silhouette pouvant dépasser le mètre et formant des massifs majestueux. Certaines affectionnent les sols secs alors que d'autres préfèrent les terres humides. Mais généralement, l'euphorbe aime les sols ordinaires et bien drainés. Dans un sol lourd et gorgé d'eau, il sera essentiel d'ajouter du sable ou des graviers. La culture en pot est parfaitement possible avec un substrat drainant. Dans tous les cas, vérifiez bien les spécificités techniques de l'euphorbe que vous choisissez. Autre avantage notable de l'euphorbe est sa capacité à s'adapter à tous les styles de jardins et à s'associer à tous les types de plantes. Elle se marie parfaitement à la lavande ou au romarin dans les jardins méditerranéens, associée aux agaves, elle apporte une touche exotique, et entourée de dahlias ou de digitales, elle ravit les jardins de curé. Seul point sensible, l'euphorbe sécrète un latex toxique qui peut-être très irritant pour la peau et dangereux pour les yeux. C'est pourquoi, il est primordial d'utiliser des gants et des lunettes lors de sa taille. Plantation & Entretien Il est préférable de planter l'euphorbe en automne, afin qu'elle ait bien le temps de s'enraciner avant l'été. Il est également possible de la planter au printemps. Faciles à entretenir et résistantes à la sécheresse, les euphorbes n'ont besoin d'arrosage qu'en période de très forte chaleur. En hiver, le sol devra être parfaitement drainé car elles redoutent les excès d'eau ou d'humidité, et le pied de la plante sera paillé en cas de forts gels. Les euphorbes aiment les sols pauvres et n'ont donc pas besoin d'engrais. La taille des plantes après la floraison stimule la montée d'une nouvelle floraison. L'euphorbe se multiplie par semis direct au printemps ou en godet au mois de mars.
- LE DOYENNÉ
Une nouvelle auberge "farm to table" a ouvert ses portes dans le domaine historique du Château de Saint-Vrain dans l'Essonne. Les chefs James Henry et Shaun Kelly, se sont associés à la famille Mortemart, propriétaire des lieux, pour offrir à leurs hôtes une magnifique bulle de verdure à quelques kilomètres de la capitale. De l'architecture à l'assiette, Le Doyenné célèbre la tradition et le savoir-faire artisanal. Propriété de la famille Mortemart depuis deux siècles, le château de Saint-Vrain a toujours accueilli des hôtes prestigieux en son enceinte. Maison de campagne de la Comtesse du Barry puis de la famille Borghese, atelier de Nikki de Saint-Phalle et de Tinguely, les lieux s'adaptent à leur temps et offrent aujourd'hui une ferme maraîchère, un restaurant de quarante couverts et onze chambres d'hôtes. Les chefs australiens James Henry et Shaun Kelly se sont associés aux propriétaires pour transformer les communs du domaine et réaliser leur rêve de projet agricole, gastronomique et hôtelier. Les lieux L'ensemble du projet s'articule autour d'une démarche environnementale durable: privilégier les circuits courts, limiter la consommation et respecter le patrimoine architectural local. La rénovation des bâtiments n'échappe pas à ce principe. L'architecture de la bâtisse a été confiée aux agences Cigüe et 1024, tandis que les intérieurs ont été entièrement pensés par l'équipe du Doyenné qui a fait appel au savoir-faire des artisans locaux. La charpente apparente a été entièrement restaurée, les matériaux anciens réutilisés, l'ensemble du mobilier chiné et les équipements neufs répondent aux normes environnementales. Le style rustique et les volumes contemporains s'accordent dans un équilibre parfait et en résulte une ambiance élégante et intimiste. Le restaurant La salle du restaurant offre une vue panoramique sur le potager, la pierre angulaire du projet. Les larges baies vitrées permettent de se restaurer tout en contemplant les cultures de légumes, les jeunes arbres fruitiers et les allées de fleurs s'épanouir au rythme des saisons. Les menus sont élaborés chaque jour en fonction de la récolte matinale, et agrémentés de produits frais sourcés au plus près et au plus juste; viandes, produits laitiers et vins proviennent de fournisseurs partageant les mêmes idéaux agricoles que le Doyenné. Et dans un soucis de transparence et de convivialité, on peut également admirer les chefs à l'œuvre via la grande cuisine ouverte sur la salle-à-manger. "Le jardin est l’âme de notre cuisine. Notre approche de la gastronomie lie étroitement la cuisine et la nature, reflète le terroir d’origine et le respect du rythme des saisons." La Ferme James Henry et Shaun Kelly ont redonné vie au potager historique du château en appliquant les principes de l'agriculture régénératrice, qui permettait de restaurer la fertilité de ses sols après un demi-siècle d'inactivité. Depuis 2017, ils cultivent amoureusement une centaine de variétés anciennes de légumes, d'aromates et d'arbres fruitiers. Pendant toute la durée des travaux, ils fournissaient même de grands restaurants de la capitale. La démarche des chefs vise à produire des aliments hautement gustatifs et nutritifs avec une empreinte carbone faible, et de laisser une terre riche après eux. Ils rejoignent une nouvelle génération de chef.fe.s soucieux de participer à un nouveau modèle économique et sociétal. Le Doyenné 5 rue St Antoine 91770 Saint-Vrain . +33 (0)6 58 80 25 18 Ouvert jeudi et vendredi soir - samedi midi et soir - dimanche midi Menu déjeuner 45 euros - dîner 80 euros ↳ ledoyenne crédit photos © luke burgess
- LES COOKIES DE LA MAISON CHARDIN
Cette semaine, Mastic met à l’honneur Maison Chardin, apiculteur vosgien depuis 1883. Cinq générations se sont succédé pour offrir un miel riche et savoureux. Aujourd’hui, la jeune génération réinvente la marque en valorisant la production familiale à travers des pots au design graphique et en proposant des recettes où le miel remplace le sucre, plus gourmand et plus nutritif. Impossible de résister : voici la recette des cookies au miel de fleurs sauvages et aux pépites de chocolat, inspirée du blog d’Alice Roca, Alice in Food . Recette pour env. 15 biscuits Temps de préparation 10 minutes + env. 10 minutes de cuisson Ingrédients 240g de farine 250g de chocolat noir en morceau 180g de miel de fleurs Maison Chardin 1 cc de poudre à lever 3/4 de cc de bicarbonate de sodium 1/2 cc de sel fin 100g d’huile neutre 50ml d'eau Préparation Mélangez la farine, la poudre à lever, le bicarbonate de soude et le sel Découpez le chocolat noir en morceaux plus ou moins gros et les rajouter au mélange Dans un autre récipient, mélangez le miel de fleurs avec l’huile et l'eau Dans un saladier, incorporer les 2 préparations jusqu’à ce que la farine ne soit plus visible, mais pas à outrance. Après 12 à 24h de repos, préparez des petites boules sur une plaque recouverte de papier sulfurisé et enfourner 12 à 15 minutes dans un four préchauffé à 165 degrés. Laisser refroidir et dégustez vos cookies croustillants Miel de fleurs, Maison Chardin 12,00 € Notes et suggestions On les aime accompagnés d'un thé fleuri ou d'un grand verre de lait végétal. * tous nos ingrédients sont bio
















