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  • BESS PIERGROSSI

    Bess Piergrossi vit avec son mari dans une petite ferme à Eliot, dans le Maine sur la côte Est des Etats-Unis, où ils cultivent des fleurs et élèvent des canards, des oies et des poulets. Ils habitent une ancienne ferme du XVIIIè siècle. La vie de Bess est simple: s'occuper de leurs jardins, cueillir des fleurs qu'elle vend au bout de son allée, lire, coudre et cuisiner. C'est une vie nature et ravissante qu'elle publie sur son compte Instagram suivi par des milliers de personnes. Après une première vie dans le New-Jersey et le New-Hampshire où elle a étudié et débuté une carrière dans la santé, Bess a ressenti un besoin de plus de créativité. Se sentant en décalage avec sa vie d'alors sans savoir vraiment ce qu'elle voulait, elle décide de tout quitter et travaille alors dans la restauration pour joindre les deux bouts en attendant d'avoir LA révélation. C'est alors qu'elle rencontre ses deux futurs amours: son mari et l'agriculture. Elle travaille alors dans des fermes maraichères, laitières, floricoles etc. Aujourd'hui, parallèlement à son implication dans leur propre ferme, Bess travaille pour une entreprise de merchandising, et occupe tout son temps libre à créer des bouquets de fleurs, cultiver son potager et se consacre à ses animaux en attendant un heureux évènement au mois de juillet... Interview Bess, comment décrirais-tu ta campagne ? Le Maine est un endroit incroyable où vivre. Nous sommes à la fois à une dizaine de minutes de la plage, près des montagnes et à environ une heure de deux grandes villes. Nous vivons dans un coin idyllique de cet État, où l'industrie et les opportunités sont à proximité, tout en habitant en pleine nature. Nous ne sommes pas si loin des villes et pourtant il y a des coins de notre comté qui donnent l'impression d'être à des millions de kilomètres du reste du monde et nous avons la chance de vivre dans l'un de ces coins. Pourquoi as-tu choisi Cette Maison ? Lorsque nous avons emménagé dans le Maine, je travaillais tôt le matin dans une ferme laitière avant de me rendre à mon emploi principal. Par chance, ou le destin, a voulu que la maison d'habitation de la ferme laitière soit mise en vente quelques années plus tard. Je savais que c'était L'endroit où je voulais vivre. J'étais tombée amoureuse de son emplacement, de sa vue, de son histoire, de tout. Tout ce que je voulais, c'était vivre plus près des vaches, et cette opportunité s'est ouverte à nous. C'était vraiment magique. Quel est ton objet préféré dans la maison ? Mon objet préféré dans la maison est probablement la cheminée centrale si l'on peut considérer la cheminée comme un objet. Elle est au centre de la maison et possède un double foyer, l'un donnant dans le salon et l'autre dans la salle à manger. J'aime aussi notre poêle à bois dans la cuisine qui offre une sensation de chaleur que je trouve réconfortante. Quelle est ta marque préférée ? Je suis accro aux sous-vêtements ARQ . Les couleurs, les formes, le tissu, tout est si "luxueux" et pourtant si simple. Je possède un de leurs pyjamas qui est mon uniforme d'intérieur et qui épouse parfaitement mon corps. J'aime aussi les pulls Babaa , leur odeur du mouton, l'intemporalité des dessins, leur qualité... Je compte bien constituer une véritable collection au fil des années. Peux-tu nous décrire une journée typique de la vie de Bess à la ferme ? Je travaille de 9h à 17h pour une société de merchandising depuis chez moi, ce qui est un luxe en raison de la pandémie. Souvent, je ne quitte pas la maison pendant des jours, voire des semaines. Le week-end, je me livre à des activités simples comme cuire, laver et trier nos œufs, faire des bouquets que je parsème dans toute la maison, désherber le jardin ou faire quelque chose de créatif comme un puzzle ou coudre une nouvelle robe. Le soir, mon mari nous prépare toujours un repas à tomber et je lui tiens compagnie sur l'îlot de la cuisine pendant que nous parlons de notre journée, de nos rêves et de notre avenir. Quels sont les comptes Instagram qui t'inspirent ? Il y en a tellement mais j'adore particulièrement @RudyJude , @DevolKitchens , @farmandfolk , @homesweethomestead et @ jerseyicecreamco . Ceux là figurent vraiment parmi mes favoris. Que recommanderais-tu à nos lecteurs de visiter dans le Maine ? Le Maine est une expérience unique avec ses paysages de plages rocheuses, ses homards d'eau salée, ses terres agricoles et ses fermes anciennes qui aspirent à être rénovées. Une grande partie du Maine est restée intacte bien que cela change rapidement. Peu importe où vous alliez dans le Maine, vous ne trouverez que du Beau. Il y a tant à voir! Qu'est-ce qui t'inspire en France ? Si je devais choisir une personne (je n'en connais pas beaucoup en France) ce serait Rachel Bakers et sa maison @3_sources . Elle habite une magnifique maison de village en Provence, et elle me donne envie d'aller visiter le Lubéron, de déambuler à travers ses ruelles pavées pour aller chiner. Les antiquités françaises sont vraiment ma plus grande source d'inspiration. J'adorerais découvrir des pépites cachées et aller chiner aux puces. Nous nous sommes arrêtés à Paris pour notre lune de miel, ville que je trouve absolument magnifique, mais j'aimerais visiter la campagne française. J'espère revenir bientôt. Merci à Bess que nous serons ravis d'accueillir en Bourgogne pour lui montrer la campagne française! ↳ Instagram @besspier I @hitchfootfarm crédit photos © besspier

  • TEINTURE SAUVAGE

    Céline Philippe vit dans son jardin, au milieu de ses plantes et de ses fleurs. A partir de feuilles, de graines, de racines et d'écorces, elle crée des teintures naturelles qui servent à colorer tous types de fils. Il en résulte des coloris subtils et un univers délicat qu'elle transpose dans ses photos. Mais avant d'évoluer dans ce milieu pastoral et poétique, Céline était juriste à Lyon. Changement radical de carrière et d'environnement pour cette néo-rurale. Installée définitivement dans sa maison de campagne du Beaujolais depuis 2020, Céline a débuté une nouvelle vie à 50 ans. Un nouveau métier de teinturière artisanale, 100% végétale, naturelle et écologique. Les coloris sont obtenus après décoction des plantes qu'elle cultive et entretient seule: Rhubarbe de Chine, camomille et millepertuis donnent des teintes jaunes, le safran et la carotte sauvage de magnifiques jaune-orangés, la garance du rouge, l'ortie du gris, le prunellier et le bleuet des bleus intenses etc. La teinture était d'abord un loisir que Céline réalisait dans sa maison de campagne au nord de Lyon. Après une courte formation, elle y consacre son temps libre et créée Teinture Sauvage en 2017 pour "s'amuser" et répondre à une demande ponctuelle. Mais aujourd'hui l'activité est à plein temps et Céline gère une véritable entreprise. Elle contrôle toute la chaîne de production, de la culture des plantes à la vente de fils à broder et à tricoter, de kits de teinture et de produits finis comme des étoles qui sont disponibles sur le nouvel e-shop . Interview Céline, peux-tu nous décrire ton ancienne vie citadine ? "Je suis juriste de formation. J'ai exercé quelques années en tant qu'avocate. Puis j'ai quitté le barreau pour pouvoir voir mes enfants grandir et m'occuper d'eux. J'ai été ensuite recrutée comme juriste aux Hospices civils de Lyon. Ma vie d'avant était donc une vie de bureau. Passer sa journée enfermée dans un bureau devant un écran, à faire des mails et traiter des dossiers sur des sujets guère passionnants. Une vie coupée de la nature, des saisons, des sensations du grand air. Une vie qui ne répondait plus ni à mes besoins ni à mes valeurs." Quel a été le déclencheur de ce changement de vie ? " Vivre à la campagne est une idée que j'avais en tête depuis très longtemps. Mais ça engage la famille. C'est donc un projet qui a mûri doucement et sûrement. Des soucis de santé, le départ de ma fille pour ses études et l'arrivée des mes 50 ans ont été le déclic. Je me suis installée en mars avril 2020, au tout début de la crise sanitaire. " Quels bénéfices tires-tu de cette nouvelle vie ? Quels en sont les "inconvénients" ? "Les bénéfices sont pour moi immatériels : être en accord avec soi, avec ses besoins essentiels. Je suis en meilleure santé. Les inconvénients ? Savoir tout faire pour permettre à son activité d'être viable. Un aspect parfois fatiguant, avec comme conséquence l'aspect financier qu'on ne peut malheureusement pas oublier." Qu'as-tu du apprendre pour entamer cette nouvelle carrière ? " Aucune routine! Les journées sont longues avec des activités très variées : cueillir, cuisiner les plantes pour la couleur, chercher des nouvelles "recettes" de couleur, le cœur de métier de l'artisan en couleur végétal. Et puis les autres tâches inhérentes à toute activité artisanale. Je ne m'ennuie jamais et j'apprends tous les jours. " As-tu des regrets ? " Aucun regret ! Enfin je vis une vie qui me ressemble, que j'ai choisie et qui répond à mes aspirations. Tout n'est pas simple. Mais comme tous les débuts, je construis à petit pas." ↳ teinturesauvage I Instagram @ teinturesauvage crédit photos © teinture sauvage

  • LA FERME DE BROUAGE

    Cet été, on reste en France! On prend la direction de la Charente-Maritime pour des vacances en famille green, dans la toute nouvelle Ferme de Brouage, exploitation maraichère bio ouverte par Antoine et Hanh-Claire, anciens parisiens reconvertis en hôtes-fermiers et très heureux de leur nouvelle vie. Portrait de néoruraux ... La première impression qui vous saute aux yeux en arrivant à la Ferme de Brouage, c'est la coolitude et l'animation continue qui règnent en ces lieux. Un joyeux bazar où la végétation pousse à foison, où une myriade d'enfants courent dans tous les sens, où les hôtes vont et viennent, où les ouvriers s'affairent pendant que les maitres des lieux supervisent l'ensemble tout en répondant à nos questions. Oui, ce lieu est une profusion de vie au milieu d'une oasis de verdure. On imagine mal cette famille nombreuse et très joyeuse enfermée dans un appartement haussmannien du 9ème arrondissement de Paris deux années plus tôt! Et pourtant Hahn-Claire, Antoine et leurs cinq enfants vivaient la vie confortable et rangée de "bobos parisiens" comme ils se plaisent à dire. Cadres supérieurs, leur quotidien était facile mais il leur manquait pourtant l'essentiel: leur vie manquait de sens et d'authenticité. Pourquoi travailler pour enrichir des patrons sans scrupules et déjà multimillionnaires? Pourquoi subir le stress de la ville? Pourquoi offrir aux enfants une vie enfermée, dans la pollution et l'insécurité? Coup de pouce du destin, les deux quadras se retrouvent sans emploi en même temps et y voient un signe et une opportunité de changement de vie. Décidés à ouvrir une "ferme d'hôtes", ils partent alors arpenter la France pour trouver LE lieu où ils poseront leurs valises. Une des toutes premières maisons qu'ils visitent est cette ancienne ferme-presbytère qui tient lieu de résidence secondaire et qui possède une immense prairie attenante. Ils poursuivent leur périple mais savent que c'est là qu'ils vont s'installer. Coup de folie ou de génie, ils vendent leur appartement parisien et viennent s'installer dans ce petit village de Charente-Maritime pour démarrer leur nouvelle vie d'agriculteurs. Interview Hanh, qu'est-ce qui a motivé ce changement de vie radical ? " Une fois que la décision a été prise tout s'est enchainé très rapidement. Mais la prise de conscience s'est faite progressivement, pendant une dizaine d'années, période pendant laquelle nous avons pris du recul, observé des absurdités et les non-sens qu'inflige la vie urbaine en désaccord avec nos valeurs profondes. Le déclic s'est fait à maturation après qu'Antoine ait suivi un stage chez Ferme d'avenir. Son grand-père était agriculteur et ce métier ne lui était pas totalement inconnu." Avez-vous été bien accueillis par les habitants du village ? " Ils étaient ravis! Après des années d'exode rural, les maires sont heureux de voir leur nombre d'habitants croitre à nouveau surtout lorsque l'on arrive avec cinq enfants. Le maire de notre village a tout fait pour faciliter notre installation et les habitants nous ont encouragé dans notre démarche. Nous tissons des liens multiples avec eux et avons plein de projets de développement avec la commune." Quelle a été la réaction des enfants face à ce changement de vie ? "C'est surtout l'ainé, Raphael, qui a eu la réaction la plus virulente. Il avait douze ans lorsque nous avons déménagé. Parisien invétéré, il a juré de "se barrer à 18 ans" et nous en voulait à mort. Aujourd'hui, il a crée sa propre rampe de skate dans une grange et rêve de devenir menuisier. Plus question d'aller à Paris, même en vacances chez sa tante!" Qu'avez-vous du apprendre pour entamer cette nouvelle carrière ? "Nous nous sommes entourés de deux salariés agricoles qui connaissaient le métier. Pour le reste nous apprenons sur le tas grâce aux Mooc et aux tutos et sommes devenus touche à tout par nécessité, du travail d'ingénieur à celui de menuisier, mécanicien et hôtelier! Nous avons construit la mare pour irriguer le terrain, planté l'intégralité des légumes et des arbres, construit une serre, conçu et fabriqué les meubles des gîtes etc. Les journées sont bien remplies!" Avez-vous des regrets ? "Aucun!!! C'est la meilleure décision que nous ayons jamais prise même s'il faut avouer que nous travaillons beaucoup. Le métier d'agriculteur ne s'improvise pas et il faut se lever très tôt pour tout gérer: cinq enfants, la culture et la vente des produits de la ferme, la rénovation des gîtes et la gestion de ceux déjà en location... Ce n'est pas de tout repos mais notre environnement est exceptionnel et notre vie a du sens!" Les gîtes Trois gîtes sont déjà ouverts à la location dans les dépendances de la bâtisse du 18e siècle et quatre autres sont en cours de rénovation pour une surface habitable totale de 700 m2. Conçu par une architecte parisienne, les gîtes ont été rénovés dans une démarche d'écoconstruction uniquement avec des matériaux naturels comme le béton d'argile et les murs enduits à la chaux. Tout l'agencement en bois est conçu par Antoine. Il fabrique également les tables de repas et les luminaires. Le plus! Les hôtes disposent d'une piscine et les légumes de la ferme sont gracieusement offerts! Entre balades dans la lande, farniente à la plage et surf sur les spots de la côte sauvage, baignade dans la piscine de la ferme, plein de vitamines et de bonne humeur, vos vacances à la Ferme de Brouage sont la garantie d'une détente et d'une reconnexion réussie. La Ferme Défenseurs du bien-manger et de l’environnement, Antoine et Hahn-Claire prônent la biodiversité et une agriculture respectueuse de la terre. C'est pour cette raison qu'ils ont choisi de pratiquer l'agroécologie, une agriculture respectueuse des écosystèmes et qui participe à leur développement. Ils pratiquent également l'agroforesterie, système qui donne une place essentielle à l'arbre, centre névralgique de la photosynthèse. Pour cela ils intercalent les arbres dans leurs cultures, Un an après leur installation, 2 000 arbres fruitiers et d'ornement avaient été plantés, Partis de zéro, d'un seul champ d'herbe et de luzerne, ils ont tout crée et exploitent aujourd'hui cinq jardins maraîchers et une serre qui abrite leurs propres plants. Ils offrent un large panel de légumes et fruits bio de saison: tomates, betteraves, aubergines, poireaux, poivrons, courgettes, carottes, haricots verts, choux divers, courges, radis, fèves et herbes aromatiques et fleurs dont ils font des tisanes. Les paniers de légumes sont vendus à la ferme le vendredi après-midi et sont distribués chez deux revendeurs bio locaux. La ferme, en plein essor, a de belles perspectives devant elle. De nouvelles espèces à développer, les nouveaux gîtes à ouvrir, regarder leurs arbres pousser... La fluidité de leur reconversion et la profusion de projets à venir prouvent qu'Antoine et Hanh-Claire sont en accord avec eux-mêmes et qu'ils ont pris la bonne décision. Informations Tarifs des gîtes Séjour de 4 nuits à partir de 760,00 € pour 4 personnes et 980,00 € pour 8 personnes. Séjour d'une semaine à partir de 1210,00 € pour 4 personnes et 1530,00 € pour 8 personnes. Légumes offerts, libre accès wi-fi et bois de chauffage inclus. Les gîtes sont ouverts à la location d’avril à octobre les week-ends ou la semaine. Paniers bio Vente à la ferme tous les vendredis de 16h00 à 19h00 La Ferme de Brouage 23, grande rue 17260 La-Gripperie-Saint-Symphorien ↳ lafermedebrouage I instagram @lafermedebrouage Accès voiture par la rue de l’Abadaire ou accès piéton par la grande allée des pommiers depuis la Berlauderie. (visualiser dans Google Maps) crédit photos © la ferme de brouage et mastic_lifestyle

  • AMANDINE DANS LES CEVENNES

    Amandine et son mari Baruyr ont quitté la capitale pour développer leur atelier de broderie en Lozère. Une vie nature rythmée par le travail et de grandes balades dans les forêts des montagnes cévenoles avec leur petite chienne Lou . Amandine s'était fixée le cap des 30 ans pour retourner vivre au vert. La jeune femme avait quitté sa Corse natale pour suivre ses études à Paris. Sa vie citadine continuait à être ponctuée d'escapades campagnardes et elle s'était promise d'échapper à la grisaille et au stress pour de bon. Avant la date butoir, elle et son mari avaient créé Nähen, une petite entreprise de broderie sur mesure. Au moment de partir, le couple a mis les machines à broder dans leurs cartons. S'expatrier à la campagne leur permettait d'agrandir leur atelier pour faire face à la demande croissante. Sur place, il suffisait d'embaucher et d'avoir une bonne connexion pour enregistrer les commandes et pouvoir les expédier! Cela fait un an qu'ils sont installés dans les Cévennes et ont vécu les quatre saisons avec bonheur alors que les mauvaises langues leurs prédisaient un hiver insurmontable. Effectivement, les saisons sont très marquées dans la région et l'hiver y est froid mais ils adorent! Interview Amandine, peux-tu nous décrire ton parcours et nous parler de ta vie d'avant ? "Je suis née et j'ai grandi dans un petit village au pied du cap Corse. Adolescente, j'ai eu la chance de rencontrer la styliste Aurore de La Morinerie qui travaillait notamment pour Hermès. Cette rencontre a été déterminante dans la direction de mes études. Sur ses conseils, j'ai travaillé dur au lycée afin d'avoir un dossier suffisamment solide pour intégrer la prestigieuse Ecole Duperré. J'ai réussi à intégrer l'école où j'ai suivi un BTS Filière Mode, plus orienté textile que stylisme. Ensuite, j'ai fait une licence en communication et marketing puis j'ai suivi le cursus en Business Managment de l'Institut Français de la Mode. Après mes études, j'ai travaillé successivement dans une boîte de prod qui gérait des défilés de mode, chez BETC Luxe où j'étais chargée de projet, et enfin pour LVMH Prize. " Comment est né le projet de créer Nähen ? " Suite à mes expériences en entreprise, je souhaitais travailler à mon compte. Je me suis donc installée en free-lance pour m'occuper de petites marques. Puis avec Baruyr nous souhaitions créer notre propre entreprise ensemble. Il m'a beaucoup encouragé à développer un projet qui me tenait à coeur, dans le textile et la personnalisation. On a commencé avec rien en fabricant dans notre salon. Lui s'est occupé de la création de la boutique en ligne. Nous avions très peu de commandes et nous continuions nos activités en free-lance à côté. L'activité de Nähen s'est développée progressivement. Je suis passée de mon salon à un petit atelier de 9m2. C'est le confinement qui a été le véritable déclencheur. Les ventes ont explosé à cette époque car les familles (qui passaient beaucoup de temps à table) me commandaient du linge personnalisé pour eux ou qu'ils faisaient expédier à des proches. C'était un bon moyen de s'envoyer des petites attentions puisqu'on ne pouvait plus se voir. On a alors décidé de booster la communication de la société et l'activité s'est ensuite vraiment développée. J'ai dû changer deux fois d'atelier pour m'agrandir. Maintenant on expédie partout en France, en Europe et aux Etats-Unis et on a une super équipe. Tout ça a demandé énormément de travail, c'est les montagnes russes l'entreprenariat!" Pourquoi avez-vous décidé de quitter Paris? Et pourquoi avoir choisi les Cévennes ? " Lorsque j'étais free-lance, je partageais ma vie entre Paris et la Nièvre où j'allais une semaine sur deux m'occuper de ma grand-mère. J'adorais être là-bas, au vert où je jardinais et m'oxygénais. J'étais contente de rentrer à Paris retrouver mon mari mais je n'aimais pas la vie parisienne. Je me suis alors promise d'avoir définitivement quitté la capitale avant mes 30 ans! La campagne et la nature me manquaient et je ne supportais plus la saleté et les embouteillages. Mon mari n'est pas du tout originaire de la campagne mais l'idée de s'y installer ne lui déplaisait pas. Lorsque nous avons décidé de partir, nous avons listé les désidératas de chacun: Baruyr voulait vivre dans un environnement montagnard et moi je voulais retrouver le Sud. Nous avons donc listé les régions qui correspondaient à nos choix et nous sommes partis en repérage dans les différentes régions qui étaient ressorties. Il y avait l'Ardèche, les Pyrénées et les Cévennes. Je ne voulais pas retourner en Corse ni dans les Alpes où j'avais passé une grande partie de mes vacances lorsque j'étais enfant. Nous avons aimé chaque région que nous avons visitée mais nous avons ressenti un véritable coup de foudre pour les Cévennes! Une fois notre choix établi, il nous a fallu six mois pour organiser notre départ: trouver une maison, un atelier et recruter. " Quels sont les bénéfices et les inconvénients de ta nouvelle vie ? " Le premier avantage est d'avoir éradiqué les transports en commun de mon quotidien. Même si le réseau francilien est bien développé et nécessaire a beaucoup, il n'en reste pas moins sale, saturé et souvent défectueux. C'était une vraie plaie que je ne supportais plus. Le temps que je ne passe plus dans les transports me permet de profiter d'autres choses. Maintenant nous évoluons dans un environnement spacieux, 100% nature. Notre atelier possède de grandes baies vitrées qui surplombent la forêt. La qualité de vie est incomparable. Je mange des produits ultra frais que j'achète chez un récoltant ou sur les marchés. Je ne vais dans les grandes surfaces qu'occasionnellement pour les produits d'épicerie. Pour l'instant je ne vois aucun inconvénient à cette vie. Je n'ai même pas eu de problème à recruter. Au contraire, nous avons été très bien accompagnés. Le seul point dont il faut avoir conscience avant de s'installer dans la région est que la voiture est obligatoire! " Peux-tu nous décrire ta routine néo-rurale ? " Le matin je prends mon café face aux montagnes. Je commence très tôt pour finir tôt et pouvoir aller me promener dans la forêt. Depuis que nous sommes installés en Lozère nous avons une petite chienne Lou qui nous accompagne partout. Nous avons aussi un chat Léandre. L'atelier bénéficie d'une grande terrasse donnant sur la forêt, sur laquelle nous déjeunons dès que la météo est clémente. " Quelles sont tes adresses cévenoles favorites que tu recommandes aux lecteurs de Mastic ? " Je recommande Le Bertoul Cévenol à Saint Michel de Dèze où l'on trouve des bons produits et surtout du bon pain maison, des pâtisseries et des raclettes 100% locales. Le Gîte du Domaine du Verdier à Saint Michel de Dèze est un endroit extraordinaire si l'on recherche un endroit isolé et une démarche responsable. Des stages de reconnexion et des retraites de yoga y sont organisés. J'aime la librairie La Berlue à Florac pour leur sélection de livres de cuisine, de jardinage et d'illustrations. Je recommande aussi le restaurant L'Espinas à Saint Frézal de Ventalon, pour un bon dîner et une vue à couper le souffle sur toute la vallée." Quels sont les comptes Instagram qui t'inspirent ? " Je suis les très jolis instants de vie de @ juliusroberts dans sa ferme. J'aime suivre l'actualité très nature du @ mas_de_saribou , un éco-gîte en Ardèche. Côté création, je m'insipre de @ petiteknit une maman chef d'entreprise qui fait des pulls qu'on a envie de porter tout l'hiver. J'adore les vidéos de compositions florales de @ willowcrossleycreate s prises dans son atelier. @ margaretjane poste les toiles florales et colorées qu'elle peint et que j'ai envie d'avoir partout à la maison. Et enfin, j'adore l'univers classique et super rétro des livres @t hetashatudorandfamily , très prairy style." Nähen offre 10% de réduction aux lecteurs de Mastic avec le code MASTIC . ↳ nähen I Instagram @ nahenshop crédit photos © amandine thibault

  • ROXANE A LA PLAGE

    Roxane Thiery a décidé de troquer sa vie de grisaille et de béton à Paris contre une slow life à Biarritz. Avec sa fille Théodora, le duo mère-fille goûte désormais à la douceur du climat océanique et vit des moments paisibles dédiés à la bienveillance et au respect de la planète. roxane collectant des déchets sur la plage... Comme beaucoup de monde depuis la pandémie, Roxane a opéré un virage à 180° dans son existence. Après une vie à cent à l'heure rythmée par son travail dans l'industrie de la mode et la cadence effrénée de la vie parisienne, la jeune femme a décidé de changer de cap et de tempo. Direction le Pays basque, les grandes plages de l'Océan Atlantique, le surf et le yoga, les rencontres... une vie relax tournée vers l'environnement. Elle y a créé Thiane , une marque de mode écoresponsable fondée sur le principe de l'upcycling. Deuxième main, récupération, ramassage des détritus sur la plage ... Roxane offre à sa fille et à elle-même une nouvelle vie basée sur le respect de soi et de l'environnement. Interview Roxane, peux-tu nous parler de ta vie d'avant ? "Je suis née et j'ai grandi à côté de la métropole Lilloise. En 1998, je suis partie faire mes études à l'ESMOD Paris. Je suis entrée ensuite à la création de la marque Bash. C'était une expérience extraordinaire car j'y ai tout appris des métiers de la mode; nous étions peu nombreuses, il y régnait une ambiance familiale et j'y endossais toutes les casquettes auprès de Barbara et Sharon, les fondatrices de la marque. En 2007, j'ai co-fondé Roseanna avec mon amie d'enfance Anne-Fleur. Dix années intenses... 2017 marque un tournant dans ma vie avec le décès de mon papa et mon départ de Roseanna. Je suis alors partie voyager en Amérique du Sud avec mon compagnon et à mon retour, j'étais enceinte de ma fille Théodora." Quel a été le déclencheur du changement de vie ? " Théodora et moi avons passé une partie du confinement au Touquet. La mer, le sable, l'herbe... j'ai commencé à me poser de vraies questions sur quel environnement offrir à ma fille. De plus, je travaillais comme salariée pour une marque de prêt-à-porter à cette époque. Après avoir été entrepreneuse pendant dix ans, j'étais frustrée dans mon travail qui m'offrait moins de liberté et d'initiatives qu'en étant à mon compte. L'idée de retourner vivre dans le béton parisien après le confinement, et de continuer à travailler pour une société qui ne me faisait pas vibrer était devenue tout simplement inconcevable. Etre confinée au grand air m'a fait prendre conscience que je subissais Paris!" Pourquoi avoir choisi le Pays basque comme terre d'exil ? " Enfant, je passais une grande partie de mes vacances chez mes grand-parents au Touquet et à Perros Guirec. J'ai toujours eu l'envie de vivre une expérience en bord de mer. Lorsque j'ai décidé de quitter Paris, j'hésitais à rester au Touquet où j'avais mes repères. Deux amis qui vivaient à Biarritz m'ont alors invitée à venir passer une semaine au Pays basque pour redécouvrir la ville et la région que je n'avais pas visitée depuis une dizaine d'années. J'étais concquise! Et, fait incroyable et coincidence heureuse, j'ai croisé sur le vol du retour, un ami que je n'avais pas vu depuis quinze ans à qui j'ai expliqué mon projet, et qui m'a proposé de me prêter son appartement le temps de m'organiser. Tout était fluide. Je suis retournée à Biarritz avec Théodora et j'ai décidé de m'y installer. " Quels sont les bénéfices et les inconvénients de ta nouvelle vie au bord de l'océan ? " Même si on me donnait des millions, je ne retournerais pas vivre à Paris! Cela fait plus de deux ans que je suis installée ici maintenant, et avec du recul, je me demande comment j'ai fait pour supporter la vie parisienne! Biarritz est une bulle de calme et de sécurité. Je suis beaucoup plus sereine et à l'écoute de mon corps aujourd'hui. Nous avons troqué les squares contre la plage où nous allons nous promener après l'école. Nous vivons dans la nature et les élements naturels...mon appartement donne sur la verdure et de belles maisons basques. Et Biarritz offre la possibilité de faire des escapades dans les Pyrénées et de nous échapper en Espagne lorsque l'on a envie de dépaysement! Le seul inconvénient est que ma famille et mes amis vivent à Paris et dans le Nord ce qui m'empêche de les voir fréquemment. Je vois tout le monde pendant les vacances désormais." Peux-tu nous décrire ta nouvelle routine ? " Le matin, je dépose Théodora à l'école puis je vais marcher sur la plage. J'ai pris l'habitude d'y ramasser les déchets rejetés par l'ocean. Je rentre ensuite travailler dans mon atelier. Je déjeune rapidement. Le jeudi midi je vais à mon cours de yoga! A la sortie des classes, je retourne chercher ma fille et nous allons au parc ou à la plage. C'est une vie de famille simple et paisible . " Quelles sont tes adresses biarriotes favorites que tu recommandes aux lecteurs de Mastic ? " Je suis fan de brocantes et vide-greniers. Je chine aussi bien des vêtements pour ma fille ou moi, des objets de décoration et des meubles que des tissus pour Thiane. Il y en a toute l’année ici: les puces de Quintaou à Anglet, la brocante d’Ahetze tous les 3èmes dimanche de chaque mois et j’en passe… Le rêve! J’adore aussi la boutique Open Me qui propose une très jolie sélection d’objets déco, de petites séries et pièces uniques. Côté food, il y a tellement que j’adore que je ne saurais par où commencer alors je vais cibler et vous recommander le pain de chez LuxPanem . « Un pain bon pour tous » 100% sans gluten, respectueux de l’humain et de la planète. La manufacture est installée à Saint-Pée-sur-Nivelle et on peut dorénavant se faire livrer partout en France ! Un régal addictif. Et bien entendu, passage obligatoire pour apprendre le surf avec The Best Amandine Sanchez de Shining Surf School ." Quels sont les comptes Instagram qui t'inspirent ? " J'adore le compte @ shopcopito . J’aime tout chez elle. Son univers est tellement inspirant. J'aime aussi les teintures végétales et les patchworks de @ farmandfolk et l es collages de @ gluedbrain . Je suis également l’incontournable @ blancamiro et @ lauravidrequin . J’aime l’univers du duo créatif @ mamieboude (installé à Biarritz) qui partage sur leur compte Instagram leurs coups de coeur voyages, food, déco, etc…" ↳ thiane I Instagram @thiane crédit photos © roxane thiery

  • LE CHÂTEAU DE JESSICA

    En 2017, un nouveau lieu multidisciplinaire a vu le jour en pleine campagne icaunaise. Après diverses expériences professionnelles et sociales à l'international, la pétillante et audacieuse Jessica Angel a décidé d'implanter son projet rêvé dans un château qui se languissait de trouver un acquéreur. Elle y a créé Le Château du Feÿ, une expérience, une utopie ou...le modèle sociétal de demain? Jessica avait un dessein en tête, fonder un modèle sociétal organisé qui répondrait à des problématiques essentielles de notre époque. Créer un lieu unique pluridisciplinaire, au plus proche de la nature, théâtre d'expériences communautaires...voilà ce qui animait cette parisienne de souche. C'est chose faite! Depuis 2017, l'idée a pris forme malgré les aléas de la conjoncture. Installé dans un château du XVIIème siècle en pleine campagne bourguignonne, entre Sens et Joigny dans l'Yonne, le Château du Feÿ accueille des résidents, célèbre des cérémonies, promeut les arts et sauvegarde le patrimoine et le vivant. A travers ses différents programmes, Jessica façonne les principes d'une utopie moderne investie dans une bâtisse historique. Tout est lié: le passé rejoint le futur, les citadins s'installent à la campagne, la modernité s'ancre dans la ruralité, le local s'accorde au global... Interview Jessica, peux-tu nous raconter ton parcours jusqu'à l'ouverture du Château du Feÿ ? "J'ai grandi à Paris, dans un milieu intellectuel où la culture et l'ouverture tenaient une place prépondérante. Dès l'âge de quatre ans, mes parents m'envoyaient en colonies de vacances ou m'amenaient en voyage avec eux. En 2008, je suis partie étudier l'architecture à l'EPFL à Lausanne, puis j'ai fait mon master à Yale University. Par la suite, j'ai effectué des stages à Berlin et New-York, et j'ai travaillé à San Francisco et en Côte d'Ivoire... J'ai toujours été attiré par le concept de la vie en communauté, spécialisation de mes études et sujet d'expérimentation humaine; j'ai vécu entre autre une année à l' Embassy de San Francisco, une communauté intentionnelle qui rassemble 14 résidents explorant la co-création, le partage, l'utilisation commune de l'espace et de nouvelles façons d'être solidaires les uns avec les autres...j'avais envie d'importer ce modèle en France. " Pourquoi avoir choisi la campagne bourguignonne comme lieu d'installation de ton projet ? " Plusieurs facteurs m'ont conduite à vouloir installer un concept de communauté à la campagne. Etant engagée dans certaines causes activistes, j'ai réfléchi à une solution qui pourrait répondre à l'ensemble des problématiques me tenant à coeur. Tout d'abord, je suis très concernée par l'écologie et les enjeux climatiques. Vivre au plus près de la nature était donc primordial. De plus, je crois fermement en l'avenir de la ruralité qui, compte tenu des difficultés de notre époque, va conduire de plus en plus de gens à s'exiler, à retourner vivre au milieu de la nature. Par ailleurs, suite à la montée des populismes et la corrélation entre choix politique et géolocalisation, l'idée à germer de déplacer une certaine intelligentsia à la campagne, statistiquement plus ancrée dans les villes que dans les coins reculés. Enfin, le souci de la conservation du patrimoine m'a poussé à chercher une bâtisse dont il fallait assurer la restauration. Lorsque j'ai exposé mon projet à mes parents, ils m'ont parlé d'un château à vendre depuis plus de dix ans près de leur résidence secondaire dans l'Yonne. Sans attendre, je suis venue le visiter et le coup de foudre fut immédiat. Le Château rassemblait toutes les conditions pour devenir le laboratoire des utopies concrètes dont je rêvais." Quels sont les programmes que tu proposes au Château ? " Grâce au confinement, nous avons créé Feÿtopia. L'hiver, de novembre à avril, le château se transforme en un hôtel résidentiel dans le but d' expérimenter de nouveaux modes de vie et de travail plus durables et résiliants afin de repenser le monde de demain. L'expérience est très liée à l'Embassy de San Francisco. Il faut être coopté.e pour intégrer le groupe. Le public est cosmopolite et constitué d'artistes, d'entrepreneurs, d'activistes, d'universitaires ou d'ingénieurs . Nous clôturons la période hivernale par Feÿarts , un micro-festival alternatif qui regroupe architectes, artistes contemporains, musique, projection, gastronomie etc. Au total, le travail d'une centaine d'artistes est présenté chaque année. La prochaine édition aura lieu du 3 au 5 mai 2024. S'ouvre ensuite la période des évènements et des réceptions. Nous accueillons des mariages, des séminaires etc. Cette activité permet de faire vivre toute une économie locale (traiteurs, fleuristes, taxis, artisans etc.) et a rapporté environ 2,5 millions d'euros à la région depuis l'ouverture! Enfin, la quatrième activité du Château est Les ami.e.s du Feÿ, une association à but non lucratif qui se focalise sur les problèmes écologiques et patrimoniaux. Nous collaborons avec la région locale par le biais d'évènements et de projets éducatifs et culturels. Nous organisons des formations sur la permaculture et l'autosuffisance, et travaillons actuellement avec le paysagiste Eric Lenoir dans le but de devenir Jardin Remarquable. L'ensemble des activités du Château nous a permis de créer douze emplois à temps plein." © loïc seiko " Je crois fermement en l'avenir de la ruralité qui, compte tenu des difficultés de notre époque, va conduire de plus en plus de gens à s'exiler, à retourner vivre au milieu de la nature." Feÿarts Peux-tu nous décrire ta routine néo-rurale ? " Ma routine diffère selon les saisons mais je m'efforce de courir à travers les champs et la forêt deux à trois fois par semaine. Je passe également du temps au potager à désherber, planter... Et autre point que l'on n'imaginerait pas dans une routine néo-rurale, je passe beaucoup de temps à rencontrer des gens. Ma vie est axée sur le social ici!" Quels sont les bénéfices et les inconvénients de ta vie à la campagne ? " Je suis désormais en contact permanent avec les éléments de la nature et je suis ultra connectée à l'extérieur, ce qui est hyper épanouissant! Egalement, je mange les légumes du potager et ça c'est génial! Je trouve que je gère très bien (mieux) mon emploi du temps bien qu'il soit très chargé. Il m'est totalement inconcevable de retourner vivre en ville. Le seul point "négatif" de cette vie rurale est la dépendance à la voiture. Le Château est situé en pleine campagne et on serait très limité sans véhicule. " Quelles sont tes adresses icaunaises favorites que tu recommandes aux lecteurs de Mastic ? " Pour l'Art : La Métairie Bruyère qui propose des visites et des ateliers dans des corps de ferme typiques de la Puisaye. Côté Food: La Madeleine , un incroyable restaurant étoilé à Sens avec beaucoup de gentillesse et générosité. Pour l'Hébergement: Le Domaine du Roncemay e st un hôtel-spa situé dans un parc. et paradis des golfeurs. Côté ballade: Le Vieux Joigny avec ses maisons à pan de bois du XVIe au XVIIIe siècles, sculptées de statues de saints protecteurs ou de raisins ou tonneaux. Les Produits Locaux : La Cave de Bailly pour son Crémant et le Clos de Rochy pour son cidre et son jus de pomme bio." Quels sont les comptes Instagram qui t'inspirent ? " J'aime la @ villalena qui rassemble un hébergement de vacances, une ferme biologique, un restaurant, une fondation et une galerie d'art et une boutique de décoration dans la Toscane sauvage, le @ barnhotel , hôtel de campagne, restaurant et haras niché dans les bois de la vallée de Chevreuse et @ lechateaudelahauteborde une retraite au coeur de la Vallée de la Loire célébrant l'art et la nature. Je suis également le musée Black Mountain College Museum + Arts Center @ bmcmuseum et le @ wassaicproject , une résidence d'artiste, un espace d'exposition et un centre d'éducation implanté dans le hameau de Wassaic dans l'état de New-York." Château du Feÿ Lieu-dit, 89300 Villecien ↳ chateaudufey I Instagram @ chateaudufey crédit photos © chateau du feÿ + mentions spéciales sous photo

  • HANNAH PERSSONS

    Hannah Perssons partage sa vie entre la ville de Göteborg où elle travaille dans le textile, et sa petite cabane en bois rouge de la campagne du Västergötland dans le sud-ouest de la Suède . Avec son mari et sa fille de 2 ans, ils vivent une existante paisible marquée par un lifestyle typiquement scandinave que la jeune femme partage sur son compte Instagram. Moments simples, décors harmonieux, paysage luxuriant et nature s'impriment sur le compte Instagram d'Hannah Perssons. Un condensé de lifestyle suédois très inspirant à découvrir ici. Interview Bonjour Hannah, peux-tu te présenter rapidement ? " Je viens d'entrer dans la quarantaine. Je vis dans un appartement du début du siècle à Göteborg en Suède avec mon fiancé et ma fille de 2 ans. Nous avons également une petite maison de campagne où nous passons nos week-ends et vivons quasiment tout l'été . " Quel est ton parcours ? " Je suis née et j'ai grandi dans une petite ville à l'extérieur de Göteborg où j'ai étudié le design textile. Après mes études, j'ai déménagé dans Göteborg et j'ai commencé à travailler dans les achats de mode. Je travaille comme acheteur dans l'industrie de la mode depuis plus de 10 ans, mais l'année dernière, j'ai commencé un nouveau poste de chef de produit dans une entreprise suédoise d'intérieur. Actuellement, je suis responsable du développement de produits de moquettes et d'éclairage au sein de l'entreprise ." Peux-tu nous décrire la région où se trouve ta maison de campagne ? " Notre maison de campagne est située à environ 2 heures de route de Göteborg et se trouve à proximité du lac Vänern, le plus grand lac de Suède. La région est connue pour ses terres agricoles, son magnifique archipel et ses grandioses forêts de chênes. Toute la région est reconnue pour ses bâtisses historiques avec de nombreuses églises anciennes, des manoirs et le célèbre château de Läckö. Nous sommes à 15 minutes en voiture de la petite ville la plus proche, ni trop loin ni trop proche ! " Qu'est-ce qui vous a poussé à choisir CETTE maison? Quel est le détail qui vous a attiré ? " La maison date de 1918. C'est un cottage suédois rouge typique qui possède un grand jardin verdoyant et luxuriant. Lorsque nous avons vu la maison en mai, les pommiers étaient en pleine floraison et la maison était entourée de toutes les nuances de verts. Au cours des années 1950, la maison appartenait à deux frères qui étaient également jardiniers. Le jardin est donc bien aménagé avec toutes sortes d'arbres fruitiers, de lilas et de diverses sortes de pivoines. Nous sommes également tombés amoureux de la vue imprenable sur les prairies et les terres cultivées avec des vaches et des chevaux juste devant la fenêtre de la cuisine. L'esthétique simple et rustique avec des planchers en bois de pin, un poêle d'origine ainsi qu'un poêle en faïence cochaient également toutes les cases ." Quel est ton objet ou ta pièce favorite de la maison ? " Sans aucun doute le grand meuble de la maison de campagne qui contient presque tout ce que nous possédons en matière de vaisselle, de bols, de verres, de serviettes. Je suppose qu'il a à peu près le même âge que la maison, et s'intègre parfaitement dans le décor! " Quelle est ta routine rurale ? " Selon la saison, je passe généralement beaucoup de temps dans le jardin à lire un livre ou à boire un verre de Chinon blanc à l'ombre. Pendant l'automne, j'aime être dans les forêts à cueillir des champignons, et comme nous ne sortons généralement que le week-end, j'essaie de me faufiler dans les magasins d'occasion locaux. Le shopping vintage est tellement mieux à la campagne ! Étant donné que la petite ville a côté produit de la porcelaine depuis les années 1700, il y a de fortes chances que l'on y trouve plein de belles pièces . " . Quelle est ta marque suédoise préférée du moment ? " J'adore le linge de lit, et la marque Midnatt propose de jolies housses de couette en coton bio dans une belle palette de couleurs. Ils font aussi des nappes et des serviettes qui apportent vraiment un plus au décor de la table. De plus, comme je suis une fan des tissus haut-de-gamme, j'adore Toteme qui offre des vêtements classiques de qualité ." Quels sont tes comptes Instagram préférés ? " J'adore le compte lifestyle de la danoise @ ellendixdotter pour ses sélections mode et déco. J'aime les curations de mobilier vintage et d'art de @ collection_apart et @ schulverket pour ses céramiques et objets d'art." Quels endroits en Suède conseillerais-tu à nos lectrices et lecteurs de visiter ? " Je suis sans doute impartiale, mais la région de Kållandsö et Kinnekulle où se trouve notre maison d'été est un véritable joyau. Il y a plein d'endroits très bons où manger, de nombreux studios créatifs à visiter et de beaux paysages. Nous passons également du temps en hiver à Härjedalen dans le nord de la Suède, mais je recommanderais vraiment d'y aller en été pour profiter des longues nuits lumineuses, des vues à couper le souffle et de magnifiques sentiers de randonnée. " Quelles sont tes sources d'inspiration françaises et quelle(s) région(s) aimerais-tu visiter en France ? " Comme j'adore la côte atlantique et que j'ai eu l'occasion d'aller plusieurs fois Cap Ferret, j'aimerais découvrir davantage la région Aquitaine. Et comme mon fiancé et moi sommes des amateurs de vin, j'aimerais aussi faire le tour de l'Alsace et du Jura et remplir la voiture de bonnes sélections. .. " Nous remercions Hannah d'avoir eu la gentillesse de répondre à nos questions. ↳ Instagram @ hannahperssons crédit photos © hannahperssons

  • CHARLOTTE IN THE WOODS

    Charlotte parcourt la planète avec sa joyeuse tribu et créé des voyages sur mesure pour les familles. Elle partage toutes ses meilleurs adresses via son site et son compte Instagram Little Voyageurs. Entre deux voyages, la famille rentre au bercail... dans leur nouveau refuge à l'orée des bois près de Washington. Pendant une quinzaine d'années, Charlotte a vécu une vie de globe-trotter: Moyen-Orient, Asie, Afrique, Amérique...seule puis en famille, elle a parcouru la planète. Journaliste de métier et exploratrice dans l'âme, elle est tout naturellement devenue Traveler Planner par passion du voyage et de la découverte de lieux insolites. Aujourd'hui, elle partage son expertise en proposant des voyages sur mesure et des city-guides dédiés aux familles qui recherchent les meilleures adresses loin des sentiers battus. Interview Charlotte, peux-tu nous raconter ton parcours pittoresque ? "J'ai grandi dans la banlieue parisienne puis j'ai suivi des études de journalisme à Paris. Je voulais être sur le terrain au plus vite et j'ai cherché un endroit où il n'y avait pas ou peu de journalistes. Ainsi, je suis partie comme journaliste de guerre en Syrie en 2008 d'où je faisais des piges pour l'AFP, Arte TV, la radio etc. J'ai profité de cette expatriation pour voyager dans tout le Moyen-Orient: Irak, Iran, Liban, Jordanie etc. J'en profitais pour rédiger des guides de voyages régionaux en free-lance. Je me suis ensuite installée au Yémen où j'ai rencontré mon futur mari. J'y suis restée deux ans jusqu'au conflit entre l'Arabie saoudite et le Yémen qui nous a contraint à partir car la situation devenait trop dangereuse. En tout, je serais restée un peu plus de tois ans au Moyen-Orient, de belles années durant lesquelles - fait important pour la suite de mon parcours - je n'aurais pas connu de "saison"! Mon mari étant américain, nous sommes partis aux Etats-Unis et nous nommes installés à San Francisco où nous avons fondé notre famille. Sur place, je devenais journaliste pour la presse locale car la France n'avait plus besoin de mes services puisqu'il avait déjà toute une équipe en place. A noter! A San Francisco, le temps est toujours frais et brumeux (à l'opposé du Moyen-Orient) mais il n'y a pas de saison marquée non plus! Mon mari travaille dans les nouvelles technologies agricoles ce qui nous emmène à déménager à l'étranger régulièrement. Après la Californie, nous sommes alors partis à Miami, région au climat tropical où il n'y a toujours pas de saisons. Notre deuxième fille est née là-bas. Nous nous sommes ensuite envolés pour trois ans en Algérie, où je ne vivais toujours pas de vraies saisons continentales. Enfin, nous avons vécu en Thaïlande dans un environnement urbain et dans la chaleur des tropiques. Durant toutes nos expatriations, nous vivions au coeur des villes, dans des conditions certes confortables, mais qui manquaient cruellement de grands espaces verts, d'extérieurs où les enfants pourraient se dépenser. Je n'en pouvais plus d'avoir 4 enfants enfermés dans la maison. Et pour revenir à mon problème de saisonnalité, je n'ai pas vu les feuilles changer de couleur puis tomber pendant 12 ans. Je rêvais de (re)vivre les 4 saisons de mon enfance. J'étais en très gros manque de nature et de climat tempéré et l'heure de quitter la Thaïlande venait de sonner!" Alors... où vis-tu aujourd'hui ? " Lorsqu'il a été question de quitter la Thailande, j'ai posé seulement deux conditions à mon mari: la saisonnalité et un environnement nature! Il souhaitait revenir aux Etats-Unis et avait une opportunité de travail à Washington. La Virginie est une région très verte, avec des étés chauds et des hivers froids, et j'ai tout de suite été emballée à l'idée d'y emménager. Je me suis donc mis à la recherche d'une maison, notre première acquisition qui serait notre point de chute quoi qu'il advienne dans le futur. Je rêvais cette maison en lisière de forêt...je la visualisais parfaitement. J'ai fini par la trouver dans un quartier résidentiel à 20 minutes de la capitale. " Peux-tu nous décrire cette fameuse maison ? " Nous avons eu un véritable coup de coeur pour cette maison. Elle date des années 70 et est construite en bois et en briques. Elle est équipée d'immenses baies vitrées qui surplombent la forêt. Nous avons une vue à 180° sur la nature. La maison est spacieuse, chaque enfant possède sa propre chambre. J'ai mis beaucoup de coeur à la décorer. Je rêvais de papiers peints et d'une cuisine en bois blanc. Le style est très eccléctique. Notre maison raconte tous nos voyages mais dans des tons neutres." Quelle est ta pièce et/ou ton objet préféré de la maison ? " J'adore le salon et sa vue panoramique sur la forêt. On a l'impression de regarder un tableau. Mais j'aime aussi beaucoup notre salle-de-bain dont la décoration s'inspire à la fois de l'ambiance balinaise et marocaine. Pour l'objet, j'adore un coffre en bois sculpté que j'ai fait fabriquer par un artisan en Algérie; Il renferme le linge de maison. Je l'adore, il est trop beau! " Qu'aimes-tu le plus dans cette nouvelle vie ? " Nous avons emménagé en février 2023 et enfin, après tant d'années, je viens de vivre les 4 saisons. Quel bonheur de voir les feuilles verdir, puis rougir et tomber! Je crois que l'automne est devenu ma saison préférée." Comment est né le projet de créer Little Voyageurs ? " La naissance de ma première fille n'allait pas arrêter ma passion ni ma manière de voyager. J'aimais le glamping et sortir des sentiers battus. Cependant, après quelques périples en famille décevants, je me suis rendue compte qu’emmener un bébé dans ses valises n’était pas anodin et qu’il fallait une bonne dose de préparation pour qu’un séjour soit réussi. J’ai commencé à passer des heures à planifier nos escapades, d'autant plus que la famille s'agrandissait. De fil en aiguille, mon passé de journaliste et d'auteure de guides de voyage m’ont encouragée à lancer mon propre blog sur le voyage en famille." Quelle est ton plus beau souvenir de voyage "nature" ? " Il y en a beaucoup... Mais une expérience reste fortement marquée dans ma mémoire. Nous étions en voyage dans le nord de la Thaïlande. Nous dormions chez l'habitant dans un tout petit village de récoltants de café. Un matin, au réveil, en ouvrant les rideaux, j'ai vu toutes ces femmes qui portaient leur bébé dans le dos et qui récoltaient les grains de café. Et pendant ce temps, le mari de la famille qui nous hébergeait était en train de torréfier le café fraichement ramassé! C'était fou. Je me suis ensuite baladé dans le village où vivent une cinquantaine de familles qui travaillent toutes autour de la récolte du café. C'était magique!" Quelle est ton adresse green favorite aux Etats-Unis que tu recommandes aux lecteurs de Mastic ? " Mon adresse verte par excellence aux USA est sans hésiter Autocamp . Il en existe plusieurs à travers tout le pays. On loge dans des tentes d'inspiration Out of Africa ou en Airstream vintage en pleine nature. C'est le glamping de luxe. " Quels sont les comptes Instagram qui t'inspirent ? " Je suis les compte français déco et voyage des mamans Camille Baldran @ bonvoyagecamille et Chloé @ chloeandyou ." ↳ littlevoyageurs I @ littlevoyageurs crédit photo © charlotte burgoyne

  • ORANGA: LE SANCTUAIRE DE MING LIE

    Rien ne prédestinait Ming Lie à ouvrir un sanctuaire de bien-être en Sologne. Oranga est né de son expérience plurielle et de son intuition. Depuis un an, elle organise des retraites premium dans ce domaine verdoyant qu'elle a transformé en écrin de luxe. Une expérience immersive de bien-être global insufflée par la passion et la philosophie de vie de son hôtesse. Interview Ming Lie, peux-tu nous raconter ton parcours jusqu'à l'ouverture d’Oranga ? " Dans ma jeunesse, je vivais dans un petit deux pièces seule avec ma mère qui cumulait deux emplois pour réussir à joindre les deux bouts; agent hospitalier le jour et femme de ménage le week-end. J’ai eu très vite conscience que, pour m’en sortir, il fallait que je fasse des études. Malgré de nombreuses épreuves, j’ai réussi coûte que coûte à me focaliser sur cet objectif. J’ai choisi la voie commerciale et étudié dans une petite école de commerce parisienne. Après mes études, je suis entrée dans un cabinet de conseils américain, puis, après dix années passées à faire de la stratégie, j'ai pris la direction commerciale d’un incubateur de start-ups. Pendant toutes ces années de travail, comme la plupart des femmes d’aujourd’hui, j’étais régulièrement épuisée par mon rythme de vie, mêlant responsabilités professionnelles et familiales avec deux jeunes enfants. J’ai cherché de multiples solutions pour pallier à l'épuisement et mieux équilibrer ma vie: une alimentation saine, le yoga, la méditation et enfin le Qi Gong et la psychologie positive. Oranga est le résultat de toutes ces années de recherche et d’expérimentation sur mon propre corps, mon énergie et ma vitalité. J'ai pris conscience que, seule une approche à 360 degrés, pouvait réellement impacter sa vie au quotidien ." Comment est né le projet Oranga ? Pourquoi avoir choisi la Sologne ? " Le projet d'ouvrir un centre de bien-être mûrissait depuis longtemps dans l'esprit de mon mari et du mien. Nous avons d'abord concentré nos recherches dans des endroits plutôt vallonnés et ensoleillés sans aucun coup de foudre. La suite est assez troublante; un mélange d'intuition et de synchronicités nous a emmenés à Oranga. La période du Covid a accéléré le souhait d'ouvrir ce centre et nous a décidé a réduire nos recherches à deux heures trente de Paris maximum. Lors d'une méditation, le mot Sologne a résonné en moi! Mon intuition m'a alors dicté de chercher un lieu dans cette région que je ne connaissais absolument pas. J'ai regardé les annonces et je suis tombée immédiatement sur la vente du domaine qui deviendrait Oranga. Nous sommes venus visiter la maison et une petite voix m'a dit: "Ne laisse pas passer cette occasion! J'étais persuadée qu'il fallait créer notre projet ici. Après trois années de travaux, Oranga a ouvert en 2023." Peux tu nous décrire ta maison ? Quelle est ta pièce favorite ? " Le domaine Oranga c’est tout d’abord un parc de deux hectares composés essentiellement d’arbres centenaires dont des cèdres de l’Atlas et des séquoias majestueux. C’est ensuite ce que l’on a construit, c’est à dire un shala panoramique où se déroule l’ensemble des activités, une grange que nous avons entièrement réhabilitée en maison de luxe ouverte sur le parc, et une gentilhommière que nous avons complètement rénovée.  Ma pièce favorite est sans aucun doute le shala panoramique car il y règne une énergie d’apaisement et de sérénité incroyable, avec cette grande baie vitrée de 6 mètres de hauteur plongeant directement sur le parc, comme un tableau vivant où le soleil du matin vient illuminer nos pratiques. Je vois régulièrement mes participants profiter de cette si belle lumière et cette chaleur du soleil pendant nos pratiques, je sens qu’ils se sentent bien et cela me procure aussi beaucoup de joie de les voir ainsi." Peux-tu nous décrire ta routine néo-rurale ? Que préfères-tu dans la vie au vert ? " Quand je ne suis pas en retraite bien-être, j’aime me promener dans mon parc pour voir comment poussent les légumes de notre potager en permaculture, et pour regarder comment poussent la centaine d’arbres et d’arbustes fruitiers que nous avons plantés.  Ce que j’aime le plus c’est aller dire bonjour à mon bouquet de séquoias. En effet, nous avons quelque chose d’assez inédit dans le parc; nous avons un cercle de séquoias qui s’est formé de manière mystérieuse et qui dégage une énergie extraordinaire. Ils sont devenus au fil du temps mes confidents. Je vais les voir quand je ne me sens pas bien et ils m’apportent souvent le calme et l'apaisement dont j’ai besoin." S’il fallait n’en choisir qu’un, quel conseil bien-être recommanderais-tu à nos lectrices et lecteurs ? " Dites tous les jours je t’aime à vos enfants si vous en avez, à votre conjoint ou toute autre personne qui vous est chère, et, si possible, faites leur un câlin. Je trouve que c’est ce qu'il y a de plus réparateur et réconfortant. C’est l’amour! Car finalement c’est la seule chose qui compte vraiment." Quelles sont tes adresses solognotes favorites que tu nous recommandes ? " Sans hésiter, allez manger chez Assa à Blois, le meilleur restaurant ever! Egalement, ce que j’adore en saison c’est acheter sur la route des asperges et des fraises tout juste cueillies du matin par nos chers agriculteurs. Je suis particulièrement fan d’un petit monsieur à la retraite, voûté par la dure vie d’agriculteur qu’il a eue, et qui vend ses asperges et ses fraises pour arrondir ses fins de mois. Il m’émeut beaucoup." Quels sont les comptes Instagram qui t'inspirent ? " J'aime les comptes de @ melrobbins et de @ camilleetienne , des femmes inspirantes par leurs actions." Actualités Retraite Bien-Être Energie Positive: du 1 au 5 mai 2024 Retraite Bien-Être Vitalité et Energie: du 7 au 12 mai 2024 Retraite VIP Oranga X Alexandra Rosenfeld : du 14 au 16 juin 2024 Oranga Le Grand Chesnay, 4845 Route de Veilleins 41200 Pruniers-en-Sologne ↳ oranga I Instagram @ orangaretreats crédit photos © ming lie wong

  • ELISABETH DORRIAN

    Elisabeth Dorrian vit avec sa famille dans une petite ville côtière du Maryland, sur la côte Est des États-Unis. Elle et son mari y occupent une fonction de garde-côte mais la passion de Lis est la peinture. Elle se consacre de plus en plus à cet art qu'elle exprime dans des tableaux de style folk qui illustrent de charmantes scènes rurales inspirées de la contemplation de la nature et du slow living. Lis nous parle de son quotidien, de son travail et de ses sources d'inspiration... © elisabeth dorrian L'œuvre de l'artiste Elisabeth Dorrian s'inscrit dans la lignée des peintres du Folk Art américain, mouvement artistique qui s'étend du XVIIIème siècle à la première moitié du XIXème siècle. Les peintres Folk appelés aussi "Primitifs", la plupart du temps autodidactes, circulaient de ferme en ferme où ils peignaient le portrait de villageois à leur demande, les représentant dans leur environnement quotidien en faisant apparaître leur réussite sociale et leur rigueur religieuse. Le style Folk s'approche de l'art naïf et retranscrit des scènes rurales simples et colorées. Lis Dorrian a donc choisi ce médium et ce style pour transmettre au XXIème siècle, l'art du slow living et retranscrire la beauté inconditionnelle de la Nature. Interview Bonjour Lis, peux-tu te présenter rapidement ? " Hello! Je vis dans la petite ville rurale de Chesapeake Beach dans le Maryland aux Etats-Unis avec mon mari et mes deux enfants. La ville est entourée de collines d'une part et du littoral de l’autre. Nous déménageons souvent car mon mari et moi sommes gardes-côtes (fonction qui nous oblige à nous déplacer régulièrement dans un nouvel État). Mon père était également dans la Garde côtière, j'ai donc déménagé pendant toutes les 41 années de ma vie. Cet emploi me permet de découvrir énormément de régions, de cultures et de gens différents dans notre pays, mais j'aimerais vraiment vivre en Europe un jour... " Tu es garde-côte, comment est donc venue cet envie de devenir peintre ? " J’ai toujours adoré dessiner. Enfant, je passais des heures à élaborer mes propres plans de maison, a créé des poupées en papier et des cartes de vœux home-made (dont ma mère a gentiment acheté le quart!). A 18 ans, j'ai reçu une bourse pour pouvoir étudier dans une école d'art. Cependant, j'ai préféré choisir l'Académie de la Garde côtière pour pouvoir voyager et découvrir davantage le monde. Après la naissance de mes enfants, je suis passée du service actif à la réserve de la Garde côtière et j'ai lentement recommencé à dessiner et à peindre. Maintenant, je le fais presque tous les jours! " Où as-tu appris la peinture ? " J'ai suivi des cours d'art au lycée mais je me considère comme une artiste autodidacte. Je préfère peindre à la gouache et à l’acrylique, mais j'ai recours de plus en plus au numérique parce que c’est beaucoup plus facile à utiliser lorsqu'on est en déplacement. " Quelles sont tes influences artistiques ? " Les changements de saison, l’art populaire ou regarder mes enfants tomber amoureux de la nature qui les entoure sont des sources d'inspiration. Également, j’ai passé tellement de temps à m’adapter à de nouveaux endroits que je trouve mes illustrations empreintes d'un sentiment de nostalgie. " © elisabeth dorrian Tes œuvres sont ancrées dans des paysages et des scènes rurales. Qu’est-ce qui te plaît le plus dans la campagne ? Et quel type de campagne t'a le plus inspirée ? " J'aime la campagne parce qu'elle évoque une vie lente et saisonnière. Pour moi, vivre lentement, c'est être attentive et savourer des petites choses du quotidien, comme la façon dont ma fille me tend systématiquement la main lorsque nous marchons, les premières jonquilles qui apparaissent, allumer une bougie pour le dîner… Il s'agit de vivre plus connectée à la nature, qui est l'endroit qui me procure le plus de joie, et être plus intentionnelle avec le temps. J'adore le poème The Summer Day de Mary Oliver, dont je pense souvent au dernier vers: « Dis-moi, qu'est-ce que tu comptes faire de ta vie sauvage et précieuse? ". Je ne sais pas si j’ai une campagne préférée, mais j’ai passé une semaine dans les Cotswolds en Angleterre l’année dernière et j'en suis tombée amoureuse ! Les collines, les villages en pierre, les jardins, les livres décousus… c'était la perfection! " Quelles sont tes sources d'inspiration ? " Il y a tant de choses! Je tiens un journal de poèmes et de citations que j’ai rassemblés au fil des ans. J’aime aussi me balader chez les antiquaires, les quilts vintage, l’architecture, la musique, regarder la façon dont les gens s’habillent et assemblent les motifs, un bon livre… Je lis actuellement Leaving Time de Jodi Picoult, un livre incroyable. Je suis aussi très inspirée par la couleur. C’est d'ailleurs la première chose qui m’attire dans tous les domaines, aussi bien l’art, que la mode, une devanture de magasin… J’aime particulièrement les couleurs douces comme le bleu français, le vert écume de mer, les roses pâles et les jaunes crème. " Quel est ton.ta peintre préféré.e ? Y a-t-il un ou plusieurs peintres français que tu admires ? " Comment puis-je choisir! Enfant, j’adorais regarder le calendrier de ma mère réalisé par Grandma Moses, une artiste folk américaine merveilleusement talentueuse qui n’a commencé à peindre sérieusement qu’à l’âge de soixante-dix ans. Henri Matisse figure aussi parmi mes peintres favoris. J'aime son utilisation de la couleur dans des œuvres comme Paysage à Collioure , mais j'ai aussi adoré sa période de découpes de papier. J'aime aussi Vincent Van Gogh. Champs de blés verts  (oeuvre actuellement exposée à la National Gallery of Art à environ une heure de chez moi) est peut-être l'une de mes peintures préférées! " . Quelle est une journée type de ta vie rurale ? " J’aime sortir tôt le matin, quelle que soit la saison. Nous avons acheté une maison à rénover sur un terrain entouré d'arbres et d'animaux sauvages. Nous avions même une tanière de renard dans notre jardin cet hiver et avons vu six renardeaux émerger au printemps. C’était tellement amusant d'observer la nature et de regarder les saisons changer. En ce moment c'est l'été et mes enfants sont en vacances; mes journées sont donc composées d'un joyeux mélange d'occupation pour les enfants, de mails, de contrats, de dessin et de peinture, de cuisine et de ménage, de sortir les grenouilles de la piscine etc. Nous prenons beaucoup de pauses pour aller nager, faire des promenades dans la nature et faire du vélo. Quand je peins, c’est souvent une affaire de famille puisque mes enfants travaillent sur leurs propres tableaux en même temps; nous sommes tous assis à la table de la cuisine et travaillons ensembles. " Quels sont tes comptes Instagram favoris ? " Je suis de nombreux comptes qui parlent de maison et de jardin (comme mon préféré, Mastic Lifestyle! 😁), de comptes de ferme et de comptes sur la nature. La poésie de Mary Oliver est une source constante d’inspiration. Egalement, j'ai découvert un nombre d'artistes incroyables grâce à Instagram, comme Vanessa Bowman , Monika Forsberg , Taryn Knight , Becca Stadlander , Sara Buscaglia , Lore Pemberton , Robin Pieterse et bien d'autres ! " Que conseilles-tu à nos lectrices et lecteurs de visiter dans le Maryland ? " Nous vivons à environ une heure de Washington D.C., de Georgetown et d'Annapolis. Toutes ces villes ont une belle architecture, des rues pavées et une histoire. La capitale est connue pour ses grands musées, dont la plupart sont gratuits, y compris bien sûr mon préféré, la National Gallery of Art . Le Maryland est également connu pour son crabe bleu, un incontournable pour celles et ceux qui aiment les fruits de mer. " ↳ Instagram @ elisabethdorrian crédit photos © elisabeth dorrian

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